Etre soi c'est oser s'affirmer (Genevieve Martin Boissy)

"Celui qui se sera étudié lui-même sera bien avancé dans la connaissance des autres". Denis Diderot

 S’affirmer, c’est se respecter et être en accord avec soi, avec ce que nous sommes et l’assumer, quelles que soient les circonstances et le regard qui nous est porté.

De toute façon, quoi que nous fassions, nous ne pouvons empêcher d’être soumis aux jugements et à la critique, alors autant se laisser aller à être soi en acceptant le risque de déplaire.

S’affirmer, implique d’avoir le courage de « dépasser » des limitations, en « Se » libérant de blocages, de peurs, d’attachements et de « mauvaises » images que l’on a intégrées de soi depuis l’enfance, à travers lesquelles nous sommes identifiés et auxquelles, inconsciemment, nous nous sommes nous-mêmes identifiés. Nous avons donc à effectuer des changements en nous-mêmes, afin de ne plus générer de division en nous.

 S’affirmer est la reconnaissance de soi et donc le respect de soi, cela nous « relie » et nous unifie à nous-mêmes.

 Ce n’est qu’unifié à soi que nous mettons un terme à toute « tentative » de division, cause de mal être !  S’autoriser à Être « soi », c’est aller vers une liberté d’être et tant que nous faisons exister une dualité en nous-mêmes, entre ce qui est et ce qui devrait être, entre avoir et être, bien et mal, quand nous désirons et résistons, nous sommes dans une dualité, « divisés » et « tiraillés », et mal…heureux !

 « Tant que l’homme se débat dans le corridor des opposés, il perd forcément de l’énergie, et par conséquent ne peut pas changer. Donc, d’un seul souffle, il vous faut balayer toutes les idéologies, tous les opposés… ». Jiddu Krishnamurti

Être soi ou plus exactement, n’être que soi !

C’est « désencombrer » notre esprit, faire le clair de ce qui nous « pollue », c’est à dire « Se » clarifier, prendre conscience.

Ce qui doit nous guider pour n’être que soi , c’est le respect de soi, de manière à toujours être en accord, en congruence avec ce que nous sommes.

Nous avons entre autres, à nous « placer » dans une position d’égal à égal avec autrui. Ni au-dessus et ni en dessous, signe de dévalorisation (en trop ou en manque), le savoir et les compétences sont à différencier, et cela ne doit pas interférer dans cette notion d’égalité.

Se donner une place égale à celle d’autrui, contribue à la considération et l’estime se soi, et cela rejaillit dans la confiance que nous nous portons.

 C’est aussi une question d’équilibre et de lâcher-prise, pour que cohabitent sans dualité, les opposés, avoir et être, devoir et vouloir …

Nous aspirons tous au bien-être, à une sensation de paix intérieure et à une liberté d’Être. Nous ne dépendons pas de l’Avoir pour ÊTRE, puisque déjà nous le sommes, nous devons néanmoins "AVOIR" de quoi satisfaire nos besoins primaires.

Mais il peut se créer une division en soi, si nous sommes « tiraillés » entre le désir d’Être (soi) et le besoin d’Avoir (l’amour, la considération, la reconnaissance…), ayant pour effet de créer une division, une dualité en soi. Pour nous épanouir, nous avons besoin de nous sentir aimé et reconnu par nos proches. Cette reconnaissance révèle notre existence : « JE SUIS VU(E) et RECONNU(E), donc J’EXISTE » ! Mais parfois, il est impossible d’obtenir cette reconnaissance de nos proches, il nous appartient alors de l’accepter et de nous reconnaître nous-mêmes, en cessant d’espérer que vienne un changement de leur part.

 « Lorsque les mots ne franchissent pas les lèvres, ils s’en vont hurler au fond de l’âme ». Christian Bobin

 Certaines « grosses blessures » comme, le rejet, l'abandon, l'humiliation, la trahison et l'injustice…, nous « empêchent » d’être nous-mêmes. Elles sont à la source de nos « problématiques » d'ordre physique, émotionnel et/ou mental et elles révèlent des manques qu’il nous appartient d’identifier, pour pouvoir résoudre chacune de nos difficultés personnelles.

 Par exemple derrière le besoin de reconnaissance se cachent des manques de l’enfance qui cherchent à être comblés. Par peur de déplaire, ce besoin « enlève » parfois toute spontanéité, car à travers lui, l’importance au regard de l’autre est donnée, ce qui soumet à l’approbation et la désapprobation.

Cette dépendance fait que la préoccupation, consciente ou non, est de « bien paraître » pour être aimable, dans le sens d’être aimé. La tentation est grande de se réfugier dans le paraître, pour montrer une « image » de soi « lisse » et pour ne surtout rien laisser paraître, de ce qui est de l’ordre de l’intime.

 Lorsque l’on est en quête d’amour et/ou de reconnaissance, il peut y avoir un « combat » qui se livre à l’intérieur de soi, où cohabitent divers sentiments. Étant soumis à la dépendance de l’approbation de l’autre, il est important de ne pas se sentir jugé. Difficile alors de se montrer « imparfait », car sinon c’est « Se » risquer à perdre » l’estime, la confiance, l’amour de l’autre…

Pour être considérés, certains vont même jusqu'à se « nier » pour faire « bonne figure et/ou se montrer « irréprochables », ou du moins « exemplaires », et cela implique parfois de « rentrer » et/ou de refouler des émotions et ressentis. Ce manque d’affirmation nourrit une dualité en eux, entre vouloir ÊTRE et le besoin de PARAITRE.

 Lorsque nous sommes « tiraillés » entre deux désirs, celui de satisfaire le désir d’autrui et celui dicté par le cœur, il s’opère alors en soi un conflit intérieur.

 Cette liberté d’Être nous fait alors défaut. Elle est même parfois mise à rude épreuve dans nos relations, à travers lesquelles, étant prisonniers de « schèmes » du passé et du besoin de satisfaire certains désirs pour se sentir exister, nous ne sommes pas en congruence avec nous-mêmes, ni unifié et ni en accord avec soi.

Nous mettons parfois en place toute une stratégie afin d’échapper à nos peurs au lieu simplement d’y faire face. Mais ce n’est qu’en nous confrontant à elles, que nous pouvons nous apercevoir, à moins qu’il y ait un danger imminent, qu’en réalité elles ne sont qu’illusion. Nous pouvons nous en rendre compte en « ouvrant la porte » à la réalité de l’instant présent, que rien d’effrayant ne se cache derrière !

Pour enfin « s’autoriser » à être en accord avec soi, nous avons à nous « fortifier » de l’intérieur et à retrouver confiance en soi.

 « Se » fortifier de l’intérieur est une « force » qui aide à « Se » laisser aller à notre naturel et à l’assumer pleinement. Il s’agit entre autres, de se dissocier de certaines identifications, de revoir notre façon de penser en laissant tomber les masques de « façades » et d’apparat, ce « paraître » que nous mettons consciemment ou inconsciemment en place, soit par protection, ou par habitude et/ou de manière calculée pour en ressentir un certain bénéfice.

Une fois fortifié intérieurement, le choix des masques est alors fait en toute conscience, car nous savons que nous jouons un rôle pour ajuster nos comportements aux situations qui se présentent. Ces masques aident aussi à « préserver » une intimité que nous ne souhaitons pas « exhiber » à la vue de tous.

 « La confiance en soi ne remplace pas la compétence ». Olivier Lockert

 

Avez vous conscience de vos mécanismes de défense? (Geneviève Martin Boissy)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l arrive que notre mental, censure, refoule, nie, renie, refuse, désavoue ce qui est, en avons-nous toujours conscience au moment où cela se passe? Nous pouvons tout à fait être sincères à la surface et être dans le déni en profondeur, refusant de voir ce qui nous gêne, comme certaines vérités, certains amours, haines, désirs, peurs…

 

Chacun de nous se construit à travers un conditionnement et expériences qui nous impactent parfois émotionnellement. L’estime de soi peut alors être mise à mal par des attitudes, des remarques, reproches, mots blessants, dévalorisants, etc. Vexations, humiliations, dévalorisations, sont causes de colères rentrées qui peuvent à tout moment exploser sur autrui ou se retourner contre soi. Quoi qu’il en soit, ces attitudes marquent par leur emprunte «douloureuse», la personnalité de celles et ceux qui les subissent, engendrant pour chacun, des traits spécifiques de la personnalité.

C’est ainsi que les relations quelles qu'elles soient peuvent en pâtir, car nos interactions dans notre rapport aux autres, résultent de l’effet miroir qu’ils nous renvoient de nous-même. Tout un «jeu» de manifestations inconscientes s'exprime alors, en réponse à des besoins, peurs, angoisses, failles, faiblesses...

Par amour propre par exemple, des problèmes de communication et conflits relationnels peuvent persister durant toute une vie. Certaines personnes s’enferment même dans un rôle de victime faisant porter toute la responsabilité de leur mal-être, aux autres.

 

Cet extrait « Victime des autres, bourreau de soi-même » de Guy Corneau psychanalyste et écrivain, est assez éclairant sur la manière dont nous percevons les choses

Immanquablement, presque immanquablement, un moment dans la vie où ça ne va plus, mais alors plus du tout, nous sommes confrontés à une invincible défaite, à un sentiment d’échec que l’on ne peut plus vaincre en soi (…) Nous-nous croyons réellement victimes des autres, de nos parents, et de nos enfances, alors que nous sommes principalement les bourreaux inconscients de nous-mêmes. Nos besoins  et nos peurs nous tyrannisent de l’intérieur plus adroitement que n’importe qui (…) 

Notre personnalité est constituée d’un ensemble de programmations qui nous renferment en nous-mêmes, réduisent notre vitalité et sabotent nos possibilités réelles de développement.

Nous-nous lançons ensuite à la poursuite de compensations extérieures qui finissent par nous épuiser au lieu de nous satisfaire. »

 

 

Pour se développer dans les meilleures conditions, l'enfant a besoin de grandir en toute sécurité dans un environnement stable et qui lui est favorable.

 

 

Il n’a pas seulement des besoins primaires à satisfaire comme boire et manger, il a aussi et surtout besoin de se sentir aimé, reconnu, protégé, etc.. Le terme «se sentir»  est important, car c'est ainsi que tout son être intègre qu'il est vraiment aimé et protégé. L’amour sans démonstration est une chose abstraite pour l'enfant, il doit se sentir aimé pour l’éprouver!

Ainsi, ses besoins affectifs comblés, il aura le sentiment d'exister, d’être reconnu, accepté, aimé et d’avoir la confiance de son entourage.

Selon la pyramide de Maslow, il y a cinq besoins importants à satisfaire, les besoins primaires physiologiques (manger, dormir,...), les besoins de sécurité (stabilité, protection, dépendance...), les besoins sociaux (appartenance, aide, affection...), les besoins d'estime (confiance en soi, indépendance, connaissances, prestige, …) et les besoins de s'accomplir (épanouissement, créativité...)

En somme, la satisfaction de tous ses besoins, contribue à son équilibre psychique. Tout ce qu’il reçoit enfant, influence son devenir, son monde  affectif et relationnel.

Si les besoins primaires ou d’ordre relationnel et affectif ne sont pas satisfaits, des peurs peuvent s’installer durablement en lui, comme la peur de ne pas être aimé, d’être rejeté, d’être abandonné, séparé, etc., et ces peurs sont source d'anxiété et/ou d’angoisse.

Tous les manques sans exception et ressentis comme tels, qu'ils soient d’amour, de reconnaissance, de sécurité, d’autonomie, de repères, ont des conséquences. Un enfant blessé dans son intégrité psychique et morale aura des difficultés à s’aimer lui-même. D’autant plus s’il subit des violences psychiques quasi quotidiennement.

De plus, s’il a souffert de dévalorisation, cela peut engendrer chez lui un fort sentiment de honte, un manque de confiance et d’estime de soi. Conséquence de quoi, se sentant inférieurs, certains  se dévalorisent eux-mêmes ou se nient, alors que d'autres vont compenser ou combler ce complexe d’infériorité par celui de supériorité, manifesté par une attitude condescendante. Ces personnes ont tendance à vouloir être admiré et à dominer.

 

 

Les mécanismes de défense, processus psychiques d'adaptation plus ou moins conscient.

 

 

Nous sommes le fruit de nos pensées et raisonnements, mais aussi de nos actions et de nos paroles, ceux-ci étant conditionnés par notre vécu à travers lequel, des mécanismes de défense sont à l’œuvre. Ce sont des « carapaces » qui nous protègent de situations que nous « dramatisons » la plupart du temps sans en avoir conscience, mais parfois c’est en toute conscience que nous les mettons en place.

 

Nous le voyons à travers les animaux qui, pour se prémunir d'une nature hostile, utilisent des moyens de défense qui diffèrent selon les espèces (crocs, griffes, dards, écailles, cornes, venin, carapaces...  Comme eux, nous aussi avons besoin de protection pour ce que nous considérons comme nous étant problématique (danger, tensions, conflits, une réalité ou autrui), ou pour ce qui nous parait menaçants, stressants. C’est alors qu’un processus de défense s’active dans le but de créer « une barrière sécurisante », comme la résistance, le déni, l'évitement, la mise à distance, la projection, le jugement, le rejet, l’agression, etc.

 

Ces mécanismes de défense sont déclenchés de manière automatique pour éviter ces situations de stress susceptibles de mettre en danger l'intégrité morale de l'individu, face à ce qui est perçu comme étant des agressions venant de l'extérieur, ou pour faire face à des exigences sociales.

Ces processus mentaux sont de deux natures, automatiques, ceux qui s’activent en dehors de la volonté, ou bien volontaires, qui sont des stratégies d'adaptation en réponse à une problématique interne et/ou externe. C’est ce qui, selon l’histoire personnelle de chacun, « pousse » à être de nature désagréable, agressif, ou à afficher une certaine arrogance, à faire preuve de susceptibilité, d'irritabilité, à ne pas supporter d’être contrarié, à être colérique, à jouer les moralisateurs, à être « mendiant» de l'amour, etc.  De même, certaines personnes sont peu enclines à la gentillesse, à la tolérance, à s’ouvrir aux autres, à se montrer aimantes, à s’entendre avec les autres, d’autres ont une difficulté à faire face à un conflit, à s’affirmer, etc. 

 

 

S’ils sont censés nous protéger, les mécanismes de défense peuvent nous nuire.

 

 

Certes, ces stratagèmes de défense du moi protégent de pulsions et des affects liés à ces pulsions, mais s’ils semblent nous sécuriser, nous demeurons néanmoins sujets à des conflits internes et/ou externe, et donc aussi à la souffrance.

En effet, nos mécanismes de défense influencent notre communication, nos actions, renforcent nos peurs et nous privent de liberté d’être. De fait, par leur pouvoir manipulateur, ils ont une influence sur notre relation aux autres. Cela peut avoir pour conséquences, de nous isoler des autres, de « briser » des relations, d’être un obstacle à la démonstration d’amour, etc., et ce parfois toute une vie.

Par ailleurs, si, cette protection de l’estime de soi fragilisée met un voile sur les blessures narcissiques, elle empêche les prises de conscience qui ouvrent la voie de la guérison. Car si les mécanismes de défense jouent un rôle important dans la préservation du « Moi » contribuant à ce que nous gardions un certain « équilibre », néanmoins, ils ne favorisent pas un éveil sur soi et l’épanouissement personnel. Puisqu’ils ont pour effet de parasiter notre perception  de la réalité de soi et des autres, ce qui ne facilite pas les remises en question qui peuvent permettre d’œuvrer pour le changement.

Il faut bien prendre conscience que si, dès la moindre situation « souffrante » nous nous laissons dominer par des émotions, la réalité passant par le filtre émotionnel, est « déformée. Il est alors difficile de s’abstraire du ressenti que les émotions engendrent, puisqu’il est notre vérité sur les faits.  Par ailleurs, sous l’emprise émotionnelle, nous avons tendance à sur/réagir. Cette attitude de défense du « Moi » est préjudiciable, car elle peut nuire à toutes relations qu’elles soient affectives ou autres.

 

Christophe André écrit dans son livre « l’estime de soi » :

« C'est un troc inconscient au cours duquel les sujets sacrifient leur développement personnel contre un sentiment factice de sécurité. » 

 

 

Le risque qu’engendre toute peur, reste bien présent dans la mémoire.

 

 

Derrière une peur, il y a un risque ! Dès lors que nous sommes sous l’emprise de nos peurs, par protection et ce de manière plus ou moins involontaire, des mécanismes de défense se mettent en place de manière défensive et c'est à travers notre monde émotionnel, prisme de nos émotions, que nous réagissons. Dans ces moments là, étant privé de tout discernement, aucune analyse objective de la situation n'est possible, tout est alors jugé et mal interprété.

De plus, il est extrêmement difficile d’oser s’affirmer et de l’assumer, car cette influence, « prive» de liberté d’être et d’agir. Par exemple, il peut y avoir une difficulté à s'engager durablement dans une relation et ce, contrairement à l’aspiration profonde de fonder une famille. C’est pourquoi, par peur d’être un jour abandonné, certaines personnes mettent un terme à toute relation.  Le recours à ce mécanisme de défense est employé pour éviter d’être confronté à des situations d’abandon ou de séparation.

De même si la personne dont la crainte est d'être rejeté, se jugeant indigne d’être aimée et pour se prémunir contre toute déception, peut avoir recours au retrait, qui est une conduite d’éloignement. Mais elle peut aussi inconsciemment, agir à l'encontre de son désir d’être acceptée, en  attirant à elle des situations de rejet.

Parmi les systèmes de défense, d’autres, vont vouloir se faire remarquer, être conforme à ce que l’on attend d’eux, satisfaire les demandes d’autrui au détriment de leurs propres désirs, avoir tendance à se replier sur eux-même, réagir de manière agressive, faire preuve de jalousie, se rendre dépendant de personnes et/ou de groupes, vouloir « briller» aux yeux des autres, être fusionnel, dépendant affectif, perdre tous ces moyens  face à l’autorité, utiliser le masque de l’humour, …

 

 

Il y a grand de nombreux mécanismes de défense,  en voici quelques exemples.

 

 

Le refoulement

C’est un mécanisme inconscient, par lequel, ce qui est refoulé, ne parvient pas à la conscience. Cette stratégie se met en place, quand des désirs et pulsions ne sont pas acceptés par la conscience (lorsqu’il y a conflit entre satisfaction et interdit), comme par exemple, une homosexualité non assumée.

 

Le déni de réalité

Nous pouvons être atteints de déni, si la réalité est susceptible de nous angoisser ou nous est intolérable. Ce refus mental s’exprime au travers de surdité ou aveuglement psychologique. C’est une invalidation inconsciente d’informations qui sont dérangeantes. Ce désir inconscient de ne pas savoir, permet de rendre une réalité acceptable sans risquer un effondrement des valeurs, familial ou personnel.

Mais, si dans un premier temps l’ignorance protège, ce qui est nié nous soumet. Puisque ce qui n’est pas compris et accepté aura tendance à se représenter.

 

« Ce que vous refusez vous soumet, ce que vous acceptez vous transforme. » - C.G.Jung -

 

La projection

Tout le monde est concerné par ce mécanisme, car plus ou moins inconsciemment, il peut nous arriver de projeter sur autrui nos propres désirs et sentiments. Nous pouvons en prendre conscience, à travers le miroir que l’autre nous renvoie de nous-même.

 

La compensation

Par ce processus, l’estime de soi est renforcée. Si par exemple on se sent inférieur dans un domaine particulier, pour palier à cette dévalorisation de soi, on peut avoir tendance à surinvestir un autre domaine. Cette valorisation vient en compensation au sentiment d’infériorité.

 

L’évitement 

L’évitement est une stratégie mise en place afin d’éviter de se confronter à ce qui génère des anxiétés ou angoisses comme la phobie sociale, des transports, de l’ascenseur, … La vie est alors parfois organisée pour s’en protéger.

Le comportement d’évitement ne concerne pas seulement les phobies, elle concerne aussi ces peurs, comme d’appréhender, de téléphoner, d’être en retard à un rendez-vous, de prendre la parole…

 

 

Pour vivre heureux et en harmonie avec les autres, il faut savoir mettre son ego de côté.

 

 

Sans remise en question du système de penser/pensées, l’ego règne en maître.  Et tant que nous ne prenons pas conscience de nos mécanismes de défense, nous sommes sous leur domination.

« Ce que vous refusez vous soumet, ce que vous acceptez vous transforme. » - C.G.Jung -

 

L’ego, est une entrave à la liberté d'être et à l'amour. A travers lui, nous agissons de manière plus ou moins égoïste sans se soucier des conséquences.

C’est pourquoi, sous la domination de leur ego, certaines personnes préfèrent se fâcher avec des proches ou mettre un terme à une relation, plutôt que de prendre leur part de responsabilité dans ce qui leurs arrivent et ce, quitte à en souffrir. Évidemment pour elles, se sentant victimes, il n’est pas question de se rabaisser. C’est l’autre qui a tort et elles, raison! Pour cacher une « vulnérabilité », le recours à la mauvaise foi est parfois de mise.

 

Avec un peu de volonté, il est possible de prendre du recul sur ce qui nous arrive de manière à nous dissocier d’émotions perturbatrices. Ce qui nous permet d'accepter notre part de responsabilité et de prendre conscience que l’autre est source de connaissance de soi grâce à ce qu’il nous renvoie de lui et de nous même. Cette prise de conscience nous aide aussi à lâcher-prise et à ne plus être affecté par le comportement des autres.

 

Pour finir, voici  une réflexion de Yogi Bhajan: « Si vous avez la volonté de regarder le comportement des autres envers vous comme une réflexion de l’état de leur relation avec eux-mêmes plutôt que d’une déclaration sur votre valeur en tant que personne alors après une période de temps vous cesserez de réagir du tout.»

 

 

 
 

 

 

 

La Labradorite

         La labradorite est un silicate appartenant à la famille des plagioclases, qui regroupe les feldspaths à sodium et à calcium, avec des traces de fer et de potassium. Sa formule chimique est la suivante : (Ca, Na)[Al1-2 Si3-2 O8]. C’est un minéral transparent à opaque, à éclat vitreux et gras. Son système cristallin est triclinique. On la trouve en cristaux, agrégats grenus et massifs.

          La labradorite a une dureté de 6 à 6,5 sur l’échelle de Mohs et sa densité est de 2,70. Son pléochroïsme varie selon la couleur de labradorite. Il peut être nul, ou bien jaune ou orangé.

 L’étymologie du nom de la labradorite est simple : elle est liée à la région canadienne du Labrador, où on l’a découverte en 1770.
Les peuples scandinaves et les Eskimos relient la labradorite aux aurores boréales, auxquelles les gemmes auraient emprunté leurs magnifiques irisations. Pour les Inuits, notamment, les aurores auraient été gardées prisonnières dans des rochers situés au Labrador. Un homme les brisa de sa lance pour libérer les lumières célestes… Elles montèrent dans les cieux, mais quelques-unes restèrent au sol, sous forme de gemmes chatoyantes…
Dès l’an Mil, les Amérindiens algonquins se servaient de cette roche pour y tailler divers objets que l’on a retrouvés depuis dans le Maine.
Une tradition raconte que les personnes qui se sentent particulièrement attirées par la labradorite auraient des origines lointaines sur le continent englouti de l’Atlantide…
La spectrolite finlandaise fut découverte pendant la Seconde Guerre Mondiale, alors que des mineurs creusaient des trous pour piéger les chars ennemis.
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, certains joailliers fabriquèrent des bijoux de style néo-antiques (Tiffany) et néo-égyptiens (Paul Brandt) à base de labradorites sculptées en camées ou gravées en intailles.
Des labradorites de basse qualité sont utilisées comme pierre de parement pour des bâtiments.
Le Smithsonian Institute, immense complexe muséologique situé à Washington aux Etats-Unis, abrite une labradorite jaune de 258 carats (51,6 grammes) et de nombreux autres minéraux remarquables.

On prête à la labradorite de très nombreuses vertus en lithothérapie, tant sur le plan physique que sur le plan psychologique.
Elle constituerait une sorte de protection mentale, pour faire barrage à tout ce qui peut nuire à la clarté d’esprit et à l’équilibre psychologique. Ainsi, elle serait spécialement recommandée pour les personnes travaillant dans le milieu médical, les hôpitaux, ainsi que toutes les professions où l’essentiel consiste à s’occuper des autres. Une labradorite peut être placée dans un cabinet médical pour absorber les ondes négatives. Les professeurs, les avocats sont ainsi également concernés par les propriétés bienfaisantes de cette pierre.
Pour ceux qui s’intéressent à la radiesthésie, la labradorite aurait des propriétés d’amplification de la sensibilité aux émanations magnétiques et telluriques. Elle accroîtrait la capacité à comprendre, mieux voir et mieux entendre. En cela, elle est liée au chakra du 3e œil.
Egalement associée aux chakras des mains, elle augmenterait les pouvoirs de guérison sur soi-même et sur les autres. Elle permettrait notamment de mieux rétablir l’harmonie entre le principe féminin (le Yin) et le principe masculin (le Yang). C’est pourquoi elle est recommandée pour les magnétiseurs.
La labradorite aiderait son porteur à être moins stressé, et régulerait son métabolisme. Elle aurait des effets sur troubles hormonaux, la pression artérielle et elle réduirait la fatigue.
Enfin, son pouvoir de protection contre les pollutions mentales offrirait un soutien efficace pour les méditants, surtout lorsqu’ils ont du mal à ralentir le tourbillon de pensées qui s’agite dans leur tête.
Portée par les cœurs solitaires, elle augmenterait les chances de rencontrer enfin l’âme soeur !

Lapis Lazuli

Le Lapis Lazuli 

signifie pierre bleue en Arabe. Cette pierre est parfois confondue avec le saphir. Elle est un minéral composé de divers éléments tels que :

  • La lazurite (environ 25 à 40 %). La lazurite est l’élément principal  de cette roche.Elle est de couleur bleue. C’est un minéral de grande valeur extraite depuis plus de 6000 ans en Afghanistan.

  • La sodalite est un autre composant bleu du lapis lazuli.

  • La pyrite : C’est un minéral de couleur jaune . Il donne les impressions d’or sur le lapis lazuli. La valeur du cristal augmente lorsqu’il contient plus de pyrite .

  • De plusieurs autres éléments en filigrane tels que le fer, le zinc, le cobalt, le zinc, l’argent, le sélénium. (1)

Cette pierre est considérée comme un cristal de luxe .Les premiers gisements ont été exploités en Afghanistan.

Chez les Romains le lapis lazuli était la pierre affiliée à Vénus, déesse de l’amour car on lui confèrent des vertus aphrodisiaques.

Chez les Grecs, ce cristal était affilié à la déesse de la guerre, et à la déesse de la sagesse. On l’appelait à juste titre le saphir des anciens.

En Egypte, cette pierre servait d’ornements. Elle était beaucoup utilisée dans la confection  des ornements et objets royaux.