Message aux entreprise (Angélique barbeau-)

Améliorez les performances de votre entreprise!

 

Les entreprises doivent en permanence relever de nouveaux défis. Il est donc impératif que chaque salarié se sente bien dans son corps et dans sa tête afin de mieux appréhender son environnement professionnel.

Faire appel à un professionnel du “bien-être” au sein de votre entreprise est un  investissement qui vous permettra de donner une image positive et dans l’air du temps, d’une société qui prend soin de ses employés.

En fonction de votre secteur d’activité, les facteurs à l’origine du stress peuvent être différents. Notre corps a besoin de se sentir bien pour faire face au travail et supporter les tensions du quotidien.

Une réalité : D’après l’agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, le stress est la première cause d’arrêt maladie. Les situations  de stress au travail engendrent souvent des états dépressifs, qui sont à l’origine de troubles psychosociaux et de troubles musculo-squelettiques.

Pour améliorer la gestion du stress, augmenter l’efficacité des employés, et réduire le taux d’absentéisme, la réflexologie plantaire est un moyen accessible et efficace, nécessitant peu de temps et de moyens, qui améliorera le climat social et l’ambiance de travail.

th « Un salarié non stressé est forcément plus à l’écoute
de son environnement, plus performant, plus productif. »

 

La réflexologie : une alliée au sein de votre entreprise, dans la gestion du stress à travers des soins relaxants !

Depuis plusieurs années les entreprises aident leurs collaborateurs à mieux gérer leur stress de la vie professionnelle, grâce à des thérapies relaxantes sur le lieu de travail. La réflexologie plantaire en fait partie et est un moyen facile et efficace pour se ressourcer, en peu de temps, faire de la prévention et  gérer le stress.

Si vous souhaitez prendre soin de vos employés, potentialiser leurs compétences et améliorer les conditions de vie au sein de votre entreprise :

Offrez leur un grand moment de détente et de relaxation grâce à

la réflexologie plantaire.

 

Les séances de réflexologie s’intègrent facilement dans l’organisation de l’entreprise :

 

Elles peuvent tout à fait s’intégrer dans une journée de travail, durant la pause déjeuner, ou la pause café… ou entre deux réunions ou même pendant un séminaire.  

Facilement adaptable sur le lieu de travail, elles permettent, avec un minimum de contraintes, de se détendre et de se relaxer en un temps qui peut être court.

• Elles s’adaptent à votre emploi du temps : 15 à 30 minutes suffisent à apporter une détente durable,
• Elles exigent peu de place : environ 5 m², une  pièce de petite taille au calme suffit (salle de repos ou autre)
• Elles sont 100% personnalisables, pour répondre au mieux au besoin de chacun,
• Elles se pratiquent habillé (ou en tenue de travail), sur chaise ergonomique, apportée par le praticien

La fréquence est à déterminer en fonction des besoins : séances hebdomadaires, mensuelles.

Je peux également vous proposer des séances événementielles (journée découverte)

 

Objectifs:

  • Soulager les tensions liées au stress
  • Détendre immédiatement et faciliter la communication
  • Améliorer la productivité et  l’efficacité (Grâce aux effets bénéfiques de la réflexologie plantaire,les employeurs pourront compter sur une équipe plus sereine et plus productive.Bien-être au travail et productivité sont directement liés : 42%  des salariés estiment que leur performance est affectée par le manque de bien-être).
  • Optimiser les ressources des salariés
  • Diminuer les accidents de travail
  • Augmenter la motivation, la créativité, la concentration, la disponibilité et la compréhension
  • Accompagner les salariés en difficulté
  • Gérer le stress
  • Prévenir les risques psycho-sociaux et les troubles musculo-squelettiques
  • Améliorer le climat social et l’ambiance de travail
  • Renforcer l’image positive de votre entreprise

 

La Réflexologie Plantaire

Source de détente absolue, la réflexologie plantaire agit à distance pour soulager les différents troubles pouvant affecter les organes.

Cette technique naturelle  est une méthode manuelle qui repose sur la théorie des zones réflexes du pied. Elle vise à stimuler les capacités d’autoguérison du corps. Le pied est la représentation miniaturisée du corps humain, à chaque “zone réflexe” correspond un organe, une glande ou une partie du corps.

La stimulation de ces zones réflexes permet d’agir à distance sur l’ensemble du corps, de localiser les tensions et de rétablir l’équilibre.
La réflexologie plantaire permet, entre autre, de réharmoniser le système nerveux, souvent perturbé par les nuisances sonores, visuelles ou émotionnelles. Elle procure une profonde relaxation permettent la diminution du stress et des troubles qui en découlent : mal de dos, maux de tête, troubles du sommeil, problèmes digestifs, fatigue, irritabilité…

Les bienfaits de la réflexologie plantaire sur l’organisme sont divers:
• Favoriser le bien-être et se maintenir en bonne santé.
• Stimuler la circulation sanguine.
• Rétablir l’équilibre dans l’organisme au niveau physique et psychique
• Soulager les tensions.
• Prévenir les risques liés au stress
• Harmoniser les fonctions vitales.
• Éliminer les toxines.
• Redynamiser le corps.

 

La réflexologie plantaire aide à retrouver l’équilibre et l’harmonie entre le corps et l’esprit.

 

Alors si vous voulez offrir ou proposer à vos salariés des séances de réflexologie au sein de votre entreprise, n’hésitez pas à me contacter pour la mise en place d’un projet. Nous  définirons ensemble une prestation personnalisée et adaptée à vos besoins.

 

Pour finir, Mesdames, Messieurs les dirigeant(e)s vous n’êtes pas épargnés par le stress !
Profitez-en pour penser aussi à vous! !

 

Attention à ne pas passer à coté de l'essentiel (bruno Leroy)

 

Les trésors de l’âme

L’histoire raconte la légende d’une femme pauvre avec un garçonnet dans les bras, qui, passant devant une caverne, entendit une voix mystérieuse venant de l’extérieur et qui lui disait:

« Entre et prends tout ce que tu désires, mais n’oublie pas le principal.»

«Souviens-toi d’une chose: Après que tu sois sortie, la porte se refermera à tout jamais. Profite de l’opportunité, mais n’oublie pas le principal. »

La femme entra dans la caverne et trouva beaucoup de richesses. Fascinée par l’or et les bijoux, elle déposa l’enfant par terre et commença à amasser, anxieusement, tout ce qu’elle pouvait dans son tablier.

La voix mystérieuse lui rappela: « Tu as seulement huit minutes. ».

Les huit minutes épuisées, la femme chargée d’or et de pierres précieuses, courut hors de la caverne et la porte se referma. Elle se rappela alors, que le garçonnet était resté à l’intérieur, mais la porte était fermée à tout jamais.

La richesse dure peu mais le désespoir, toujours! La même chose parfois, nous arrive. Nous avons quelques 80 ans pour vivre en ce monde et toujours une voix nous rappelle : « De ne pas oublier le principal »!

Le principal, c’est les valeurs spirituelles, la foi, la vigilance, la famille, les amis, la vie. Mais l’appât du gain, la richesse, les plaisirs matériels nous fascinent tellement, que le principal reste toujours de côté…

Ainsi, nous épuisons notre temps ici-bas, et nous lissons de côté l’essentiel:

Les trésors de l’âme. Nous ne devons jamais oublier que la vie, en ce monde, passe rapidement et que la mort arrive de façon inattendue. Lorsque la porte de cette vie se refermera pour nous, les lamentations ne serviront à rien.

 

Ecouter : l ’art de se mettre en veilleuse (Jacques Salomé)

Ecouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un. D’une certaine façon, c’est lui dire : « Tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là. Je suis disponible à ta présence. Je me sens touché par ce que tu es, parce que tu dis. »

Ecouter, c’est commencer par se taire. Avez-vous remarqué combien de tentatives d’échange ou de pseudo-dialogues sont remplis d’expressions du genre : « Ah oui, c’est comme moi ! » ou « Moi aussi, j’ai eu affaire à telle situation. » Cette pseudo-compréhension, qui s’approprie le dit de l’autre pour mieux le phagocyter, n’est qu’une occasion pour parler de soi, pour s’emparer du discours de l’autre et développer le sien.

Ecouter, c’est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif, pour se laisser rejoindre et peut-être transformer par l’autre. C’est accepter qu’autrui entre dans notre intimité et mette en veilleuse nos pensées, nos ressentis, comme il entrerait dans notre maison et s’y installerait un instant, s’asseyant dans notre fauteuil et prenant ses aises, en sollicitant notre attention pour lui seul.

Ecouter, c’est accepter. C’est laisser tomber ce qui nous occupe pour donner son temps à l’autre. L’écoute ouverte est semblable à une promenade avec un ami. On marche à son pas, proche mais sans gêner, on se laisse conduire par lui, on s’arrête à sa discrétion, on repart avec lui, on est là pour lui. Cela s’appelle cheminer en compagnie.

Ecouter, ce n’est pas chercher à répondre à celui qui se cherche, se dit ou résonne devant nous. Il convient surtout de lui permettre de s’entendre, de se reconnaître, de se retrouver dans les errances ou le labyrinthe de ses pensées. C’est refuser de penser à sa place, de donner des conseils, et même de vouloir comprendre. C’est simplement entendre.

Ecouter, c’est accueillir l’autre, le reconnaître tel qu’il se définit, sans se substituer à lui pour lui dire ce qu’il doit être. Bien sûr, il y a différents niveaux d’écoute. L’écoute active sera celle qui permet à celui qui parle d’entendre ce qu’il dit. L’écoute miroir, la plus rare et donc la plus recherchée, sera inconditionnelle ; elle permet de vider les trop-pleins d’amertume et de regrets. L’écoute résonance sera celle qui amplifie le dit de l’autre en restant ouvert et positif à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à celui qui s’exprime le temps et l’espace de trouver sa voie.
Ecouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un soit comme ceci ou comme cela, c’est apprendre à se positionner silencieusement dans ce léger décalage entre ce qui est dit et ce qui est entendu.

Etre attentif à quelqu’un qui souffre, ce n’est pas donner une solution ou une explication à sa souffrance, c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son chemin pour s’en libérer ou continuer à la porter.
Apprendre à écouter dans cette liberté d’être, c’est l’exercice le plus utile que nous puissions faire pour nous libérer de nos détresses, en retrouvant la part d’universel dans l’unicité de chacun.

Ecouter, c’est donner à l’autre ce que l’on ne nous a peut-être jamais donné : de l’attention, du temps, une présence bienveillante. C’est en apprenant à écouter les autres que nous arrivons à nous écouter nous-mêmes, dans notre corps, dans nos émotions. C’est le chemin pour apprendre à écouter la terre et la vie ardente. C’est devenir un poète de l’« humanitude », qui sent le cœur et voit l’âme des choses. « A celui qui sait écouter est donné de ne plus vivre à la surface : il communie à la vibration intérieure du vivant. »


 

Jacques Salomé est psychosociologue. 
Il est notamment l'auteur de  Le courage d'être soi (Pocket) et de Vivre avec les autres (Ed. de l'Homme)

Comment se remettre d'une rupture ?

Une rupture amoureuse est une petite mort très douloureuse à vivre. Mais on peut en guérir à condition de suivre les étapes de ce deuil pour s'ouvrir à nouveau à la vie et à l'amour. Conseils et témoignages.

 
"Notre coeur se brise. Nos efforts, qu'ils soient sains ou non, ont échoué. Nous sommes rabaissés, rejetés après avoir donné le meilleur de nous-mêmes. La personne que nous aimons le plus au monde nous refuse son amour ; c'est un drame". 

Ainsi Marcel Bernier et Marie-Hélène Sicard décrivent-ils le choc de la séparation dans un livre récent "La rupture amoureuse" (éd. Eyrolles, 2017). Il faut dire que ces deux psychologues cliniciens ont souvent aidé des blessés de l'amour à soigner leur plaie. 

Ils confirment en tout cas l'intensité des émotions que l'on peut ressentir : larmes, tristesse, colère, incompréhension, soulagement, regret, révolte, jalousie, abattement... Dans les heures, les jours qui suivent une rupture, nos coeurs passent par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. 
Que faire, que dire, comment revivre demandent les plus jeunes qui voient pour la première s'éteindre une histoire d'amour ?
 

Laisser couler ses larmes, reconnaïtre sa peine

Cliquez sur l'image pour aller à la librairie.
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La première étape est toute naturelle : il est bon de laisser jaillir ses larmes, de ne pas garder en soi ce flot tumultueux, de mettre des mots sur sa souffrance et de la reconnaître

Souvent, expliquent Marcel Bernier et Marie-Hélène Sicard dans leur livre, on peut être tenté de nier la douleur pour se protéger. De fuir dans le travail, l'alcool, la drogue. Mais la douleur rejaillira quand même et vous risquez de vous faire encore plus mal. 

Il est vrai que la souffrance n'est pas très tendance. Souvent, votre entourage aussi s'évertue à nier votre chagrin à coup de paroles maladroites : "Ne te mets pas dans des états pareils, il n'en valait pas la peine", "Sors, change-toi les idées"... 
Et pourtant : "Au coeur de la peine d'amour, la reconnaissance de la douleur est un passage essentiel pour arriver à faire son deuil", expliquent les psychologues. Les larmes sont salvatrices, alors pleurez et n'ayez pas peur de dire et d'exprimer votre chagrin !
 

Exprimez toute vos émotions, confiez-vous


En même temps, ne vous enfermez pas dans votre tour d'ivoire. Vous exprimerez d'autant mieux vos émotions que vous pourrez les partager à quelqu'un
Tâchez de trouver une oreille amicale et discrète ou sinon, rejoignez un forum de discussion, ou appelez un fil d'écoute anonyme comme par exemple SOS Amitié... On le sait moins mais les conseiller(e)s conjugaux et familiaux peuvent aussi recevoir des jeunes et des célibataires. Si vous êtes très mal et que cela dure, n'hésitez pas non plus à consulter un psychologue... 

Le fait de parler à quelqu'un permet peu à peu de s'apaiser. La tristesse est toujours là, mais elle est moins vive et risque moins de vous étouffer. 
 

Stop aux souvenirs qui repassent en boucle !

Parler à quelqu'un aide aussi à ne pas ressasser indéfiniment les mêmes questions : "je ne savais pas la raison pour laquelle il me quittait, il ne me reprochait rien, je me posais tellement de questions mais pas de réponses". 

Pour ne pas vous repasser en boucle ces mêmes questions, pour échapper à la torture des souvenirs, essayez de changer un peu vos habitudes : si vous le pouvez, éliminez les objets qui vous font penser à votre ex, ne revenez pas dans les lieux où vous avez vécu des choses ensemble, changez de loisir, de lieu de détente, de décor, de groupe d'amis...
 

 

Point de vigilance 

Cependant, évitez de prendre des décisions trop importantes et de faire des choix irrémédiables tant que vous êtes sous le coup des émotions. Ce n'est pas dans la tempête que l'on peut faire le point tranquillement. 

Ne changez pas de job, de filière d'études, ne partez pas en voyage à l'autre bout du monde de façon impulsive, mais poursuivez le cours de votre vie et laissez s'apaiser peu à peu le tumulte de votre coeur. Vous pourrez ensuite vous ouvrir à de nouveaux chemins.
 

C'est fini : ne cherchez plus à reconquérir votre ex...

Comment se remettre d'une rupture ?
L'une des premières étapes de la guérison est donc d'admettre la rupture... et par conséquent de renoncer à recoller les morceaux de la relation. La nostalgie des bons moments vécus ensemble mêlée à l'espoir de le ou de la reconquérir vous garde dans le trouble. Vous regardez sans cesse en arrière, ce qui ne vous aide pas avancer. Si vous avez été quitté(e), il faut aussi accepter ce grand sentiment de perte de contrôle, voire d'injustice que vous ressentez. 

"Le réalisme est la première étape à franchir, explique Isabelle Nicolas, conseillère conjugale. C'est dans cette phase que l'on fait son deuil du couple que l'on a formé. Il faut y renoncer, accepter de changer de statut pour revenir au concret, à la réalité". 

Acceptez donc de vous retrouver seul(e), encore célibataire et sans amoureux(se). C'est bien sûr un peu dur mais cela vous redonne aussi une liberté qu'il faut savoir goûter. Parfois d'ailleurs, c'est le manque de liberté qui a provoqué la rupture : "Elle m'étouffait, je n'étais pas mûr pour une vie de couple, je voulais profiter de ma vie d'étudiant célibataire", reconnaît Johann. 

Et d'ailleurs, votre couple, votre chéri(e) était-il si extraordinaire ? Le retour au réel est aussi l'occasion de prendre du recul. Ne l'avez-vous pas un peu idéalisé ? "Beaucoup de jeunes pensent qu'il(elle) était romantique, amoureux(se) mais sans aucune véritable preuve de leur partenaire, les mots n'ayant jamais été dits ouvertement", explique Isabelle Nicolas. C'est le moment de porter un regard plus objectif sur celui que vous avez aimé et la relation que vous avez eue. Vous arriverez ainsi plus facilement à vous dire que c'est bien fini.
 

Apprendre à mieux se connaître, gagner en maturité affective

La rupture est une blessure affective qui peut parfois réveiller chez certains des blessures d'enfance et des craintes anciennes. 

"Les personnes qui ont souffert (dans leur enfance) du sentiment d'abandon sont les plus affectées par les ruptures", expliquent Marcel Bernier et Marie-Hélène Simard. Ceux qui ont été moqués ou humiliés et manquent de confiance en eux peuvent aussi se sentir très dévalués par la rupture ou l'abandon. 

Si les séparations se répètent et que vous souffrez beaucoup, c'est l'occasion de réfléchir à vos fragilités, peut-être avec l'aide d'un psychologue. Au passage, certains comprennent aussi mieux leur responsabilité dans la rupture. Vous pouvez alors tirer du positif de votre expérience amoureuse "ratée" : apprendre à mieux vous connaître, comprendre ce que vous attendez de l'amour, ce qui fonctionne et ce qu'il vous faut changer. 

Au final, vous pouvez en sortir plus mûr(e) et mieux armé pour réussir une autre histoire d'amour !
 

Rédécouvrir les joies de l'amitié


Puis vient le temps de cicatriser, de s'ouvrir à nouveau à la vie. On peut ainsi redécouvrir les joies de l'amitié : prendre du temps pour soi, pour ses amis. Damien, 20 ans, confie "que c'est le meilleur moyen de passer à autre chose. Je sors avec mes copains, on se fait des virées entre mecs dans des bars ou des restaurants, parfois il nous arrive même de faire du sport". 

"Il est important d'être entouré, confirme Isabelle Nicolas. C'est un processus qui permet de se rendre compte que l'on peut encore s'amuser. Cela permet de retrouver une motivation parfois perdue". 

Mais les amis ne permettent pas seulement de s'amuser ou de se distraire. L'amitié, si elle est authentique et profonde, est aussi un vrai lieu de relation, de confiance, de complicité, d'échange et d'affection. Avoir des projets (voyage, action) avec de vrais amis vous permet ainsi de vous reconstruire prudemment, avant de vous relancer dans une nouvelle relation amoureuse. En amitié, vous réapprenez à donner et à recevoir, à discuter, à vous confier, à accepter les autres comme ils sont et même, à être fidèle.
 

Repartir de l'avant pour retrouver confiance en soi

Comment se remettre d'une rupture ?
"Une autre étape essentielle, explique Isabelle Nicolas, est de retrouver l'estime de soi. Fixez-vous un objectif nouveau à atteindre. Cela peut concerner vos études comme un sport. Une activité qui vous prouve que vous pouvez très facilement réussir sans elle (lui)". 

Et pourquoi ce challenge ? Tout simplement parce que la blessure affective peut avoir atteint l'image que vous avez de vous-même et votre capital confiance. "Je suis nulle", "je ne suis pas assez bien pour être aimé", "je n'arriverai jamais à intéresser quelqu'un", etc. 

Pour chasser ces idées noires, plutôt que de vous jeter dans les bras du ou de la première venue, trouvez une activité qui vous aide à aller de l'avant, et qui montre que vous regorgez de qualités encore inexploitées. Caroline, 21 ans, a tout changé de son mode de vie : "J'ai eu une rupture assez difficile avec un garçon avec lequel je suis restée un an. Lorsque ça c'est terminé, je me suis rendu compte que ma vie actuelle ne me plaisait pas. J'ai quitté la fac et j'ai travaillé les concours pour intégrer Science Po. J'étais super fière de moi lorsque j'ai vu que j'étais prise. Je n'ai aucun regret". 

"Elle a coupé les ponts du jour au lendemain et ne m'avait plus donné de nouvelles depuis 4 mois, témoigne Philippe. Pendant tout ce temps j'espérais recevoir une réponse... et puis finalement, je me suis rendu compte que ça me faisait beaucoup plus de bien de ne plus rien savoir d'elle. ça m'a permis d'avancer, je me suis impliqué dans mon boulot, dans d'autres activités (sport, guitare, sortie) et j'ai même repris un peu mes études de maths"...
 

 

Les erreurs à éviter 

Se recaser à tout prix : une "relation Kleenex" ne vous apportera rien d'autre qu'une baisse de l'estime de vous-même. Au contraire, "apprenez à vous respecter et à vous faire respecter", dit Isabelle Nicolas. Profitez de ce temps de "célibat" pour réfléchir à ce que vous attendez de l'amour et de la vie. 

Idéaliser la personne qui vous a quitté, en pensant qu'en continuant à l'aimer, elle reviendra vers nous. Chose qui, dans la plupart des cas, ne marche pas et qui fait encore plus souffrir. 

Vouloir se venger. Généralement cela nous retombe sur le bout du nez, car la vengeance nous garde tourné vers le passé, ce qui avive la blessure au lieu de la guérir. 

Essayez de la (le) rendre jaloux. Si la personne vous a quitté, ça n'a aucune efficacité. Et là encore, cela vous empêche de tourner la page et d'aller de l'avant. Vous savez à présent ce qu'il vous reste à faire pour vous sortir de ce passage douloureux. (Lisez Pourquoi est-on jaloux ? ) 

 
 

Un amour sans rupture, c'est possible ?

La rupture guérie, vous êtes prêt pour une nouvelle aventure. C'est alors peut-être le moment d'analyser le chemin parcouru et de tirer parti des erreurs passées. Le moment surtout de réfléchir à votre projet de vie. 

"Pour bâtir un couple durable, le sentiment amoureux, même très fort, ne peut suffire, explique Isabelle Nicolas. Il faut bâtir un projet en commun et s'engager ensemble à le réaliser"... 

Alors, que voulez-vous vivre ? Et que ne voulez-vous plus revivre ? Si vous le savez, alors votre rupture pourrait bien vous avoir appris à mieux vous connaître. Un grand pas pour bâtir un projet de couple qui dure. 

 

Couple : peut-on changer l'autre ?

D’où vient cette croyance que l'on ne peut pas changer l'autre ? Sans doute de la mise en garde nécessaire des thérapeutes contre une volonté de plier notre partenaire à nos désirs… Mais entre glisser vers le contrôle de l’autre et contribuer à son évolution, il existe une marge de manoeuvre à explorer.

Bernadette Costa-Prades

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Nous l’aimons, c’est entendu ; en dépit du fait qu’il soit peu sociable, qu’il ne veuille pas d’enfants ou qu’elle soit dépensière. Nous nous faisons fort, nos sentiments aidant, de le transformer. « Avec moi, tu verras, il changera », entendons-nous parfois dans la bouche d’une amie amoureuse. Halte-là ! réagissent immédiatement les thérapeutes de couple. S’engager en amour avec la volonté de changer l’autre est casse-cou. En effet, il est toujours intéressant de se demander pourquoi nous manifestons ce désir-là. Trop souvent, cette volonté a plus à voir avec notre propre histoire qu’avec la sienne… Passé les émois des débuts, nous « découvrons » qu’il est égoïste, comme notre père, qu’elle est surprotectrice, comme notre mère. Comment croire que nous ne l’avons pas senti avant, voire que nous n’avons pas choisi notre conjoint pour cette raison ? « Nous sommes à double face, explique la psychanalyste Catherine Bensaid. Une face consciente, qui désire ouvertement certaines choses, et une face cachée, inconsciente, qui résiste parce qu’elle trouve dans la situation une jouissance névrotique. Prenez l’exemple d’une femme qui rêve de vivre avec un prince et ne rencontre que des hommes qui la maltraitent, comme son propre père le faisait. Elle n’a de cesse de vouloir les changer, mais s’ils s’avisent de devenir princes, ils ne conviennent plus à sa face inconsciente, souvent la plus forte. Et ça casse. » Sauf à travailler sur elle-même, ce qui l’amènerait à comprendre son mécanisme inconscient et à se changer, elle.

Une paresse relationnelle

Se positionner en démiurge de celui ou celle que l’on aime – « Par la grâce de mon amour, je vais te transformer » – revient à lui dire : « Au fond, je n’aime pas ce que tu es. » Demander à un pudique de se laisser aller, reprocher à une extravertie d’en faire trop peut être très violent. Tout comme l’éloigner de ses vraies aspirations parce qu’elles ne correspondent pas aux nôtres. « C’est injuste mais fréquent, malheureusement : l’un demande à l’autre de changer, mais en le coupant de ses forces de vie, ce dernier devient fade et tout le monde est perdant », prévient le psychiatre Christophe Fauré. Pour autant, refuser de s’accorder le désir ou le pouvoir de changer l’autre, c’est, selon le psychiatre, « faire preuve d’une extraordinaire paresse relationnelle. Penser l’autre comme un être immuable – même si nous nous en plaignons – nous rassure et nous dédouane d’avoir à changer nous-même ». D’autant qu’il n’est pas anodin d’aller débusquer les avantages secondaires que nous obtenons à ce que l’autre ne bouge pas. Ainsi d’une femme qui se plaint régulièrement que son conjoint ne s’investit pas assez dans la sphère domestique et qui décourage systématiquement toute tentative de sa part (« Laisse, je vais le faire, ça ira plus vite », dit-elle sur un ton agacé). « S’il changeait, elle serait doublement perdante, puisqu’elle perdrait d’une part sa toute-puissance domestique sur la maison et les enfants et, d’autre part, ne pourrait plus le culpabiliser sur ses absences, ce qui le met en dette vis-à-vis d’elle », décrypte Christophe Fauré.

 

Vouloir changer l’autre ne peut pas reposer sur une volonté d’acquérir plus de confort pour nous-même, mais doit naître du désir de le soulager lui. Il souffre d’une situation familiale toxique ? C’est pour son bien qu’il peut être utile d’inviter au changement, petit à petit, sans intrusion. « Il est essentiel de pointer ce qui se répète, en s’en tenant aux faits concrets, met en garde le psychiatre et psychothérapeute Jacques-Antoine Malarewicz, auteur de Repenser le couple (LGF, “Le Livre de poche”, 2002). Car il n’est pas question de se positionner en thérapeute, ni d’asséner des interprétations psychanalytiques. C’est une façon de déséquilibrer le couple en prenant le pouvoir sur l’autre. » Pour qu’une évolution survienne, il s’agit de lui faire de la place, d’accepter son éventualité. Or, nous avons tendance à enfermer l’autre dans l’image que nous nous faisons de lui. Comment le laisser évoluer alors que nous ne cessons de lui asséner : « Je te connais, tu ne changeras jamais » ? « Je vois dans cette position un grand manque de respect pour l’autre. C’est une façon de lui dire qu’il ne peut créer aucune surprise », remarque Jacques Antoine Malarewicz. Dans sa pratique de thérapeute de couple, il propose souvent à ceux qui viennent le consulter de passer une semaine à se regarder comme s’ils ne se connaissaient pas, laissant de côté tous leurs griefs et leurs a priori. Une approche qui permet de laver son regard et de régénérer les possibilités de changement.

 

Le maître mot de tout cela ? La bienveillance, selon Christophe Fauré, cette qualité qui nous pousse à vouloir d’abord le bonheur de l’autre : « La générosité doit être au coeur de cette volonté d’accompagner le changement de notre partenaire. » Pour peu que nous nous gardions d’être tyrannique ou intrusif, pourquoi ne pas faire confiance à notre amour pour que, lentement, par capillarité, il infuse une transformation, chez l’autre comme chez nous ?

 

Quand c’est vital

A DÉCOUVRIR

A lire

Qui aime quand je t’aime ? de Catherine Bensaid et Jean-Yves Leloup Une écriture à quatre mains pour une réflexion sur le couple à la fois psychanalytique et philosophique (Pocket, 2007). Ensemble mais seuls de Christophe Fauré. La solitude au sein du couple est une réalité, pas une fatalité. Tout en rappelant sa nécessité, l’auteur, psychiatre, propose des pistes pour l’accepter sans pour autant nuire au couple (Albin Michel, 2009).

Au-delà des petits ou grands agacements du quotidien, que faire si nous sentons l’autre en danger, parce qu’il s’est mis à boire ou s’enfonce dans la dépression ? « Sans se prendre pour le sauveur – car seul un thérapeute pourra l’aider –, le partenaire ne peut pas se taire, au risque de se rendre complice de la dérive de l’autre, prévient la psychanalyste Catherine Bensaid. C’est une situation délicate qui demande une certaine fermeté (“Je souhaite réellement que tu consultes, tu vas vraiment trop mal”), et une attention à sa détresse. Les écueils ? Prendre en charge la souffrance de l’autre : le couple n’a pas pour vocation de soigner toutes les fragilités, il faut l’admettre avec humilité. Se garder aussi d’être dans la menace (“Si tu ne fais rien, je te quitte”). Si nous lui faisons part d’une sincère inquiétude, avec amour et compassion, il sera plus enclin à entendre notre demande, donc à changer. »

 

« Nous sommes sans cesse dans le compromis »

Nicolas, 37 ans, designer 
« Nous sommes deux opposés : je m’habille “minot” et coloré, elle est féminine et sobre. Je désire créer, sortir des règles, prendre des risques. Il lui faut sa stabilité. Je suis la tête dans les étoiles, elle est sur terre. Je ne comprends rien à son boulot, elle reste sceptique sur mes trouvailles artistiques. On est rarement en phase ! Au début, je n’acceptais pas cette différence. D’autant que j’avais l’impression de sacrifier ma créativité. J’essayais en permanence de la convaincre, je voulais la transformer. Aujourd’hui, nous sommes sans cesse dans le compromis. Notre maison en est l’exemple. Je souhaitais des murs colorés, des tableaux pop art et une forêt dans le jardin. Au final, faute d’accord, la plupart des murs sont blancs et le jardin est nu, même si j’ai réussi à y intégrer un bassin. Mais c’est moi qui ai créé une partie du mobilier et de la déco, dont elle est maintenant très fière ! Nous nous sommes naturellement attribué des rôles : à elle, la gestion du quotidien et les comptes de la famille. À moi, le bricolage, l’organisation des soirées et les rêves de voyages à travers le monde. Notre couple ne tombe jamais dans la routine. Nous sommes les rares de notre bande à être encore ensemble vingt ans après. Je l’épuiserai jusqu’au dernier jour ! Je me suis rendu compte que ma vision n’était pas unique et que notre différence était complémentaire. Elle fait notre force, elle me fait grandir. Je m’enrichis de ses univers. »

« Nous ne fonctionnons pas de la même façon »

Violaine, 38 ans, comptable
« On s’est connus à l’Opéra de Marseille pour un job d’été. Il était drôle, fêtard et… mon opposé. Il avait raté pour la troisième fois son bac. Il commençait un boulot de mécano, moi, une prépa Sup de co. Nos différences de départ ne se sont pas atténuées. Hormis les valeurs d’éducation, nous ne sommes d’accord sur rien. Je suis dans la réalité, lui dans l’imaginaire. J’incite nos enfants à être sérieux à l’école. Il les incite à la créativité. Il adore observer les étoiles, ça m’ennuie ! Il rêve de vivre de son design, il me faut une stabilité professionnelle. Au début, cette relation me pesait. J’étais persuadée que je parviendrais à le changer. Nos disputes étaient fréquentes, mais ne duraient jamais, car ni l’un ni l’autre ne sommes rancuniers, et nous communiquons beaucoup… Avec le temps, j’ai compris que ce n’était pas de l’immaturité ou de la mauvaise volonté. Nous ne fonctionnons simplement pas de la même façon. On a fini par trouver notre équilibre. J’ai tendance à lui laisser organiser les loisirs, il me fait confiance sur la gestion du quotidien. Avec nos trois enfants, chacun est obligé de se prendre en main. Il est moins bordélique ; moi, moins maniaque. Nous déteignons l’un sur l’autre. Ses traits de caractère, que je prenais pour des défauts, m’enrichissent. De nature compliquée, j’ai pris conscience avec lui qu’une certaine simplicité était source de plaisir. Je suis cool et davantage ouverte à l’inconnu. » 
Propos recueillis par Marie Le Marois