Quelle quantité de la vie humaine est perdue à attendre ? – Ralph Waldo Emerson

Note : cet article est une traduction de l’article How to Wait Less de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

See original imageOn passe tellement de temps dans notre vie à attendre.

Nous faisons la queue, nous attendons la personne parfaite, nous sommes impatients que nos rêves se réalisent, nous avons hâte d’être le jour où nous aurons un plus beau corps et une meilleure vie, nous cherchons des moyens de réaliser nos objectifs un jour prochain.

Nous attendons. Cette meilleure vie arrive, et nous y arriverons bientôt.

Et si nous arrêtions d’attendre, si nous cessions d’essayer de réaliser nos rêves et nos objectifs, si nous cessions d’espérer et d’anticiper ? Et si cette meilleure vie était déjà là, et que le seul moyen de la vivre était de cesser de regarder vers l’avant et de prendre conscience de ce que nous avons déjà ?

Si vous attendez que les bonnes choses arrivent – ou que vous essayez activement de faire que quelque chose de bien se réalise – faites une pause. Regardez là où vous en êtes maintenant, dans la vie et physiquement, en ce moment. Où êtes-vous ? Est-ce déjà super ? Si c’est le cas, pourquoi êtes-vous impatient  concernant l’avenir, alors que vous en êtes déjà là ?

Et si nous ne pensons pas que là où nous sommes est déjà super, peut-être que nous ne sommes pas assez attentifs.

Les files d’attente et le trafic

J’ai récemment dû conduire un camion de déménagement pendant six heures, et je me suis surpris à penser : « J’ai vraiment hâte d’être arrivé ! » Bien sûr, quand j’ai noté avoir eu cette pensée, je me suis souvenu : « Tu es déjà arrivé. »

L’endroit où j’étais – seul, dans un camion, sur l’autoroute, en plein milieu d’une magnifique région – était vraiment super. Peut-être que mes jambes étaient fatiguées, mais c’était une opportunité de sentir mes jambes, alors que nous sommes tellement à oublier qu’elles sont là quand nous sommes assis toute la journée. C’était une chance de me souvenir que je suis en vie, ce que nous tenons tous pour acquis. Nous participons quotidiennement au miracle de la vie, et pour nous ce n’est pas seulement routinier et fade, nous trouvons aussi que cela craint.

Mes jambes étaient fatiguées, donc je me suis arrêté à une aire de repos, je me suis étiré les jambes, je me suis allongé dans l’herbe, et j’ai regardé le ciel. Mes jambes fatiguées m’ont donné cette possibilité, donc les jambes fatiguées ne craignent pas, elles sont supers.

La prochaine fois que vous vous retrouvez à attendre dans le trafic ou une file d’attente, et  que vous pensez « J’ai vraiment hâte d’être arrivé ! »… souvenez-vous que vous êtes déjà dans un endroit super. Peut-être que c’est dans une voiture, seul, mais quel mal y a-t-il à être seul ? Ne pouvez-vous pas écouter de la musique, chanter une chanson que vous aimez, danser ? Ne pouvez-vous pas regarder le ciel au-dehors et réaliser les merveilles qui vous entourent ? Ne pouvez-vous pas vous parler et découvrir quelle super compagnie vous êtes ?

Si vous êtes dans une file d’attente, n’êtes-vous pas entourés par des êtres humains fascinants ? Quel super moment pour regarder, écouter, et apprendre.

La tragédie des objectifs

Nous fixons des objectifs, ces petits rêves de ce que sera le futur, et nous nous concentrons sur eux. Tous les jours, nous travaillons sur ces objectifs, nous faisons un pas de plus vers ce super futur. Quand l’objectif est atteint, wouaouh ! Et maintenant ? Objectif suivant. Et encore un autre. Ce genre de réflexion vers l’avant ne s’arrête pas quand vous atteignez l’objectif, et ne s’arrêtera pas tant que vous aurez encore un instant de vie, un futur à viser.

Mais en fait, cela peut s’arrêter. Maintenant. Cessez de viser cet objectif, et regardez où vous en êtes.

L’objectif peut paraître super : courir un marathon, terminer un projet, se désendetter, avoir de beaux abdos, gagner un million de dollars. Mais c’est un fantasme, et quand (si) ce fantasme se réalise, il ne sera pas comme vous l’imaginiez. Cela ressemblera à la vie normale, pas à une nouvelle vie incroyable différente de la vie que vous aviez. La vie ne sera pas meilleure, et ne le sera jamais, tant que vous n’arrêterez pas de penser à cette vie meilleure et réaliserez que la vie est déjà incroyable.

Cette vie, maintenant, est déjà parfaite ! Profitez-en, oubliez ces objectifs. Les atteindre ne sera pas mieux que la vie fantasmée qui est là, en ce moment.

On m’a demandé, « Qu’est-ce que je fais si je n’ai rien de ce que je veux ? » Eh bien, arrêtez d’espérer ces choses. Elles ne sont pas meilleures que ce que vous avez déjà, qui est un évènement incroyablement invraisemblable et qu’on appelle la vie.

La recherche de l’amour

Tant de gens attendent l’amour de leurs rêves, cette personne parfaite qui va les aimer, rendre leur vie parfaite.

Cette personne peut se montrer ou pas, mais la tragédie n’est pas que vous n’ayez pas ce Mr ou cette Mme Perfection… c’est que vous attendez le bonheur.

Vous n’avez pas besoin qu’une autre personne vous aime, vous complète, vous rend heureux(-se). Cette personne est déjà là, elle est déjà avec vous en ce moment. (Alerte spoiler : c’est vous.)

Vous êtes la meilleure des compagnies, la personne qui sera toujours là, l’amour inconditionnel que vous recherchez. Vous avez simplement besoin d’arrêter d’attendre ce Mr ou Mme Perfection, et de vous regarder. Faites vraiment attention à vous-même. Acceptez-vous. Aimez-vous, comme vous êtes, sans espérer être différent.

Cela pourrait demander quelques tests, mais faites ces tests dès maintenant. Vous pourriez trouver que vous êtes le grand amour de votre vie que vous avez toujours attendu.

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Trois choses à faire aujourd’hui

Comment arrêter d’attendre que les bonnes choses arrivent ? Trois choses que vous pouvez faire maintenant, aujourd’hui :

  1. Ralentissez. Se presser signifie que vous passez à côté de ce qui est juste à côté de vous.
  2. Faites attention. Regardez ce qui vous entoure en ce moment. Regardez-vous, et à quel point vous êtes super. Si cela n’a pas l’air super, regardez-y de plus près.
  3. Applaudissez (lien seule façon répondre à la vie).

Nous ne vivons jamais ; nous sommes toujours dans l’attente de la vie. – Voltaire


 

Cesser de se mentir à soi-même

AuthenticitéPar Mélina Hoffmann - Bscnews.fr/ Développer des relations saines, harmonieuses et épanouissantes au sein du couple, en famille, ou simplement avec soi-même, voilà ce à quoi chacun de nous aspire. Pour y parvenir, pas de recette miracle mais un chemin à emprunter nécessairement : celui de l'authenticité. « Chaque être est le terrain fertile de tous les possibles. » Un long et parfois tortueux voyage dans les profondeurs de l'être, à la rencontre de soi-même, de sa propre histoire, et qui implique d'identifier ses conflits non résolus ou refoulés de l'enfance, de se défaire des mensonges, non-dits, imprécisions et autres confusions qui entravent l'accès à la paix intérieure et nous emprisonnent dans des schémas douloureux que nous ne faisons que reproduire inlassablement. C'est une fois ce chemin vers soi parcouru qu'il devient alors possible de s'ouvrir authentiquement à l'autre, libérés des conditionnements, jugements et mécanismes de défense avec lesquels nous avons grandi et autour desquels nous nous sommes construits, émancipés des peurs inhérentes à nos blessures intérieures. Le couple - ou plus largement la famille - ne s'inscrit alors plus comme l'espace dans lequel nous pourrions plus ou moins consciemment panser nos blessures d'enfance mal cicatrisées, mais bel et bien comme un nouvel espace de partage et d'épanouissement.  « Les individus mobilisent une vaste énergie mentale à se mentir, à employer temps et énergie à se voiler la face, à montrer aux autres un portrait de soi savamment travaillé. Eviter à tout prix de faire ce pas vers soi, pour ne plus risquer le contact avec les souffrances intérieures. »
Quelle est donc la mécanique particulière de ces mensonges et des non-dits à soi, en couple et à l'enfant ? Quelles sont les attitudes et les comportements nouveaux à développer ? Quels sont les avantages de l'authenticité ? Comment l'accès à sa propre vérité peut-il mener au bonheur ? Qui suis-je "vraiment" ? Autant de questions qu'aborde Marc Pistorio, psychologue, médiateur et spécialiste en résolution de conflits. Cet ouvrage est le résultat de plus de 20 années d'expérience en psychothérapie. A travers des informations théoriques, pratiques, ainsi que des témoignages, il nous propose de nombreuses pistes de réflexion qui sont autant de voies d'accès au bonheur et à la sérénité. Cesser de se mentir à soi-même, apprendre à mettre des mots sur ses émotions, à communiquer dans le respect et le non-jugement, s'ouvrir à l'autre tout en préservant son, offrir à ses enfants la possibilité d'exprimer librement leurs émotions... : vaste mais passionnant - et ô combien enrichissant -programme !

« Vérité ou conséquences - Oser l'authenticité vers soi en couple et en famille»
Marc Pistorio
Les Editions de l'Homme

Les Addictions ( Potentiel Infini)

D’une manière ou d’une autre, nous sommes tous concernés par les addictions, et pas seulement les fans de drogue ou d'alcool. D’où viennent donc les addictions ? Quelle est leur base psychologique et comment s’en libérer ?

Image result for image de l'addictionPour écrire cet article je me suis inspirée de Gabor Mate, médecin canadien, qui a parlé d’addictions sur TEDxRio.

Gabor Mate travaillait avec des centaines de personnes qui vivaient dans la dépendance de la drogue. Il voyait la souffrance de ceux qui détruisaient leurs corps et leurs vies.

Le médecin souligne que pour comprendre la dépendance nous devons arrêter de nous poser la question « qu’est-ce qui ne va pas avec la drogue ? » et commencer à nous demander « qu’est-ce qui est bien dans la drogue ? ». En d'autres termes, quel sont les avantages pour la personne qui vit dans la dépendance de la drogue ?

Une telle approche est très cohérente et nous ramène aux principes du coaching. Tous les comportements, même ceux jugés destructeurs dans leur apparence, et qui se manifestent dans notre vie de temps à autre, ont un but précis. Nous y puisons des bénéfices bien spécifiques. Dans le cas contraire, nous n’aurions pas ces attitudes et comportements. Il suffit de penser à toutes ces personnes qui vivent avec les maladies, et qui, souvent,  « extorquent » à leurs proches de l’attention, de la tendresse, leur présence…

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Quels sont les avantages d’une personne sous la dépendance de la drogue ? Entre autres :

  • l’absence de douleur,
  • un sentiment de paix profonde,
  • un sentiment de contrôle.

La question la plus importante est : pourquoi les personnes qui vivent dans la dépendance manquent-t-elles de ces éléments dans leur vie ? D'où vient la douleur qui les pousse à chercher le soulagement dans la drogue ?

Si une personne vit dans la souffrance, elle cherche à l'oublier. Elle ne veut pas se rappeler qui elle est vraiment. Elle désire s’échapper, être soulagée. Elle cherche une solution simple et rapide.

Aveuglée par sa douleur, il lui est impossible d’entrevoir de quelconques perspectives, et encore moins d’envisager, qu’à long terme, la drogue est la pire des solutions possibles à ses problèmes. La drogue lui apporte un soulagement rapide et puissant, mais cet effet positif est malheureusement de courte durée. Et cet effet est le principal facteur de la motivation de ses actions.

Gabor Mate dans sa conférence indique trois choses, desquelles les gens nourrissent la plus grande peur : la mort, le regard des autres et notre propre conscience.

Quelqu'un avec une faible estime de soi risque ne pas être satisfait de sa vie, et par conséquent, de ne pas s’accepter soi-même. À ce moment, se manifeste la peur d'être seul à seul avec son esprit et il préfère fuir plutôt que d’affronter cette peur.

Les personnes qui se sentent faibles cherchent une compensation et ont recours aux médicaments et aux drogues, tant la douleur existentielle est insupportable. La vérité est telle que chacun de nous est dépendant de quelque chose. Peu importe que la plupart de ces choses ne soit pas officiellement appelée « drogue » – la cause et le schéma de la dépendance sont exactement les mêmes.

Le médecin canadien nous raconte qu’il a vécu lui-même une dépendance. La dépendance au travail et à la musique. Il passait des heures au travail, achetait beaucoup et écoutait des CD de musique classique, au point d’en négliger sa vie et sa famille.

Sa définition de la dépendance est la suivante : l’addiction est tout comportement qui procure un soulagement/apaisement temporaire et un plaisir temporaire. Mais qui entraine à long terme des dommages et des conséquences négatives. Malgré ces conséquences, la personne concernée se trouve dans l’incapacité d'arrêter ces comportements.

Dans cette perspective, nous pouvons distinguer les addictions suivantes :
  • travail,
  • nourriture,
  • sexe,
  • jeux de hasard,
  • relations toxiques,
  • argent,
  • shopping,
  • TV, internet, jeux sur l’ordi.

Je t’invite maintenant à examiner si tu es accro à quelque chose ? Est-ce que tu cherches à fuir ta vie quotidienne et ses difficultés en t’investissant dans une activité spécifique ?

Souviens-toi qu'il n'y a rien de mal à utiliser les choses qui sont à notre disposition, en profiter ou s’investir dans une activité que tu aimes et quand tu en a envie.  Il faut juste se poser la question si tu les gardes sous ton contrôle ? Dans l'affirmatif, tout va bien. Toutefois, si tu le fais par habitude, pour te sentir soulagé ou pour te sentir quelqu’un d’autre, il y a un risque que ce comportement ne soit pas complètement sous ton contrôleEs-tu prêt à considérer ce comportement comme une addiction. ? Es-tu prêt à t’en libérer ?

J'aime beaucoup la métaphore bouddhique d’un esprit affamé, citée dans la conférence, d’ailleurs. C'est l’idée d’une bête (un esprit) avec un énorme ventre, vide en permanence, et une toute petite bouche. La bête se retrouve donc dans l’incapacité de se rassasier. Elle a besoin de toujours plus.Beaucoup d'entre nous vit exactement de la même manière.

En même temps, quand nous regardons quelqu’un sous influence de la drogue dans la rue, il nous est très facile de le juger – sans doute parce que nous voyons en lui un écho de nous-même, une image qui ne nous plaît pas. Nous rejetons d’office cette personne juste pour préserver notre estime, tout en oubliant que nous-mêmes, nous luttons avec des nombreuses addictions cachées.

À la fin, j'ai préparé un petit exercice qui pourrait aider à passer la première étape sur chemin de la libération de la dépendance. Bien sûr, il s'agit d'un processus approprié à l’addiction légèrecachée, pas celles de l’alcool ou de drogues dures.

1. Je t’invite à analyser tes éventuelles addictions. Quels sont tes comportements qui ne sont pas totalement sous ton contrôle ? Vers quoi fuis-tu lorsque tu passes une mauvaise journée ?

2. Examine d'où viennent ces addictions. Qu’est-ce qui manque dans ta vie au point que tu aies besoin, par exemple, de stimulants, de t'asseoir devant la télé, de jouer ou de faire des escapades shopping ? S’agit-t-il de paix de l'esprit, d’un sentiment de contrôle, d’amusement, d’oubli ?

3. Je t’invite à écrire des moyens pour enrichir ta vie avec des éléments que tu as découvert dans le point 2. Que ce soit des moyens constructifs, « sains », qui te procurent un effet positif et à long terme, pas seulement dans une perspective à court terme. Par exemple, comment tu peux retrouver la paix de l'esprit autrement qu'en restant devant la télé ?

4. Sur base de cette liste de moyens, tu peux planifier les premières actions, qui te guideront vers la libération des dépendances. Que puis-je faire à la place de jouer, à la place de faire du shopping ?; etc…

Je te souhaite une maîtrise consciente de toi-même et l'indépendance de toute sorte d’addictions. La liberté est une chose merveilleuse !

Qu'est-ce-que le déni?

Déni de grossesse, déni de justice le déni fait partie de notre quotidien mais qu’est-ce que le déni au juste ?

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Le déni n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Le déni est un dispositif de protection de l’Homme. Si la plupart des gens pensent que le déni est une mauvaise chose, il est important de leur faire changer d’avis.

·        Quelles sont les causes du déni?

·        Le déni et les émotions négatives

·        Les différents types de déni

Quelles sont les causes du déni?

Le déni est causé par le maintien d’une sorte de traumatisme, que ce soit dans l’enfance ou à l’âge adulte. Nous développons des mécanismes d’adaptation autour de ce traumatisme pour nous protéger avant que nous soyons en mesure de, mentalement et émotionnellement, les gérer.

Le déni et les émotions négatives

De manière générale, les êtres humains sont mal à l’aise avec les émotions négatives. Nous sommes effrayés par ces sentiments peu agréables alors que ce sont ceux qui nous apprennent le plus.
Il est important de prendre le temps de les « écouter », de les comprendre et de se demander pourquoi nous les ressentons. Une fois le processus terminé, vous pourrez les accepter et, en quelque sorte, libérer ce besoin.
Le sentiment négatif pourra ainsi s’en aller. Les sentiments, bons ou mauvais, sont comme des nuages dans le ciel, ils flottent. 0 nous de ne pas nous tromper, nous ne sommes pas les nuages, nous sommes le ciel.

Les différents types de déni

Un exemple courant de déni est le nombreuse de personnes qui reste dans une relation qui ne les comble pas vraiment. Ils sont dans le déni que cette relation est dysfonctionnelle.
Peut-être qu’il n’y a pas de communication ou qu’il n’y a pas assez d’affection. Quelle que soit la cause, essayer d’obtenir satisfaction dans une situation vouée à l’échec, est une sorte de déni.

Parfois, c’est la toxicomanie ou l’alcoolisme. Parfois, il y a une addiction au travail. Parfois, un traumatisme de l’enfance affecte votre vie quotidienne. Il a pu y avoir des abus physiques, mentaux ou émotionnels dans votre enfance qui vous affectent encore. Le déni qui les entoure tentent de vous protéger tant que vous n’êtes pas complètement prêt à y faire face.

Avec de l’aide, vous serez prêt physiquement, mentalement et émotionnellement pour être en mesure d’examiner ces différents types de traumatismes et être en mesure de les traiter et les guérir.

 

La victimisation personnelle : une maladie du 21ème siècle ? (Jean-Baptiste)

La victimisation, comprise ici commeune tendance à l’apitoiement sur son sort, est l’un des blocages psychologiques les plus importants que nous puissions affronter en tant qu’individus.

Quand un obstacle survient, entraînant remise en question et prise de conscience de nos limites matérielle à un moment T, nous tendons en effet très souvent à adopter un point de vue négatif, reposant sur un certain degré de fatalisme et de pessimisme.

L’échec impacte toujours notre état d’esprit, nous ne pouvons le nier.

Mais alors même que certaines personnes le conçoivent comme une source de motivation, un moyen de mettre en lumière nos faiblesses et par conséquent la route à suivre pour atteindre ses objectifs, d’autres sombrent dans le déni et finissent par se fermer à leur environnement.

Cette réaction est commune.

La victimisation personnelle est en quelque sorte un refus d’assumer les conséquences de nos choix, de nos actes.

Elle résulte d’une frustration, d’une blessure de l’ego somme toute compréhensible, mais largement néfaste au moment où nous devrions lâcher prise et apprendre à relativiser l’importance des situations rencontrées.

Pire, il semblerait que la victimisation soit addictive, qu’elle nous permette de trouver des excuses justifiant nos carences et nos manquements, fussent-ils involontaires.

L’article du jour a une finalité très simple : en finir avec cette attitude qui voudrait que nous nous érigions en entités incapables de reprendre le contrôle de notre vie, ayant la sensation que le monde entier est contre nous, et que dans ces conditions, évoluer relève du miracle.

Quoi que l’on puisse penser, ces croyances sont erronées, limitatives.

Nous avons tous l’aptitude à ouvrir les yeux, à stimuler notre motivation, et ce même si le fait de sortir de notre zone de confort comporte des risques.

Nous tomberons, nous échouerons, nous ferons parfois face à de terribles désillusions… mais cela fait partie du process de l’apprentissage, des obstacles à surmonter pour atteindre l’apaisement psychologique et jouir d’une véritable satisfaction personnelle, provoquée par la fierté de ne pas baisser les armes quand l’adversité redouble d’intensité.

Comme on peut l’entendre un peu partout, perdre une bataille ne revient pas à perdre la guerre.

La victimisation est par conséquent un principe destructeur, annihilant toute volonté personnelle d’aller de l’avant et d’accepter que oui, comme tout un chacun, les aléas de notre environnement peuvent jouer en notre défaveur.

Il suffit de s’interroger sur son existence, sur les challenges du passé pour s’en rendre compte.

N’avons-nous jamais rien raté ?

Sommes-nous des moins que rien pour autant ?

Cela doit-il nous amener à nous enfermer dans un carcan isolant, fait de rancœur, de méfiance et d’aigreur ?

Est-ce de cette manière que nous vivrons plus heureux ?

Non, certainement pas.

L’objectif du jour est donc très simple : il est temps d’arrêter de nous ériger en tant que victimes et de prendre notre destin en main, car personne ne le fera pour nous !

1. La victimisation : une vérité toujours difficile à entendre

Confrontés à un environnement façonné par nos interactions sociales, nous avons tous cette image du « chevalier solitaire » luttant envers et contre tousà un moment où l’autre de notre existence.

Doués de conscience, nous restons en contact permanent avec nos émotions, nos sentiments, au point parfois de les laisser prendre le pas sur l’objectivité et notre besoin d’agir pour faire évoluer les situations qui nous sont le moins profitables.

Regard d’autruipeur du risque et du changement sont alors des freins à notre capacité à assumer qui nous sommes vraiment et nous poussent dans bien des cas à baisser les bras, par peur de ne pas être à la hauteur.

La société dans laquelle nous vivons instaure la compétitivité et l’efficacité au rang de nécessités, faisant apparaître le moindre faux pas comme bien plus important qu’il ne l’est dans les faits.

C’est précisément à ce moment que la victimisation prend le pas sur la volonté d’en découdre.

Quand on y réfléchit, on s’aperçoit même que nous semblons gagner à nous morfondre et à nous apitoyer sur notre sort.

Cela nous permet de stimuler l’empathie et l’attention d’autres membres de notre milieu.

La tristesse et l’isolement ainsi mis en exergue nous permettent d’attirer la complaisance voire la pitié de personnes reconnaissant les difficultés rencontrées, et ce même si ce sentiment s’atténuera forcément avec le temps (une personne se plaignant en permanence et incapable de repérer le moindre signe de sa responsabilité dans l’échec finira par agacer, c’est une certitude).

De plus, la victimisation justifie aussi à elle seule une volonté d’immobilismede refus du risque et de mise en action.

Les résultats subis pouvant être néfastes, l’excuse pour ne plus rien faire est toute trouvée.

En résumé, adopter cette disposition psychologique nous enferme dans une vision très manichéenne de la situation, prônant que la douleur est une preuve de notre bon droit et que nous ne sommes pas responsables de la situation.

Une question semble alors être ignorée… Où cela nous mènera-t-il, si ce n’est droit dans le mur ?

Comment développer un certain degré de confiance en soi si l’on se renferme sur soi après chaque désillusion ?

2. Victimisation et réflexion constructive

Si la victimisation est un réflexe des plus simples à adopter, de par les « bénéfices » immédiats qu’elle confère, elle est bien évidemment néfaste dans le cadre d’un raisonnement en termes de développement personnel.

On ne peut décemment espérer s’améliorer, apprendre de nos erreurs, si l’on refuse d’accepter nos faiblesses et nos limites.

Pour changer les choses, il faut parvenir à prendre conscience qu’une situation désavantageuse peut en réalité représenter un mal pour un bien.

Il suffit d’ailleurs de s’interroger concrètement sur la portée du mal ressenti et des conséquences d’un échec (quel que soit le domaine concerné par ce dernier).

Souffrirons-nous de cette erreur dans plusieurs années ?

S’enfermer sur soi même jouera-t-il en notre faveur, sur le long terme ?

Quid de notre relationnel, de notre planification pour le futur ?

Devons-nous tout laisser tomber pour une simple déconvenue ?

Admettre ses manquements, n’est-ce pas déjà apprendre et se mettre dans les meilleures dispositions pour sortir de la pénombre ?

Une véritable réflexion quant à la portée de la victimisation peut être sous-tendue par une mise en action effective.

Ainsi, il nous reviendra de nous pencher, le plus objectivement possible, surles conditions de l’apparition de la situation problématique.

Où le problème s’est-il matérialisé ?

Quelles ont été vos erreurs décisives (impulsivité, manque de connaissances, impatience, absence de réalisme au moment de la définition de l’objectif à atteindre… ) ?

Notre rôle, c’est d’une part de relativiser notre douleur (en se souvenant qu’il existe sans doute quelqu’un quelque part, dont la situation est bien pire que la nôtre), mais aussi de nous arrêter sur le concret.

Prenez donc une feuille de papier et couchez-y ces quelques questions, pour sortir du cadre de la victimisation :

  • Que puis-je concrètement apprendre du déroulement des événements ?
  • Si je devais axer ma redéfinition personnelle sur la plus importante des lacunes mises à jour, quelle serait-elle ?
  • Puis-je tirer quelque chose de positif du malheur apparent ?
  • Que puis-je faire, là, maintenant, pour me lancer dans un processus de sortie de l’état d’esprit favorisé par la victimisation ?
  • Considérer mes erreurs pour mieux me préparer aux nouveaux challenges à venir, est-ce une mauvaise chose ?

Les réponses que vous apporterez à ces questions représentent les premiers pas vers une amélioration globale, une remise en cause de la victimisation.

N’oubliez pas que nous ne sommes qu’humains, et que nous faisons tous des erreurs, c’est dans notre nature.

Le tout est de faire preuve de tolérance personnelle et de se servir de ces dernières comme tremplins au lieu d’y voir une prison nous empêchant d’évoluer comme nous le souhaiterions.

Pour renier la victimisation, nous devons donc apprendre à nous pardonner, à arrêter de nous considérer comme des machines.

La psychologie de l’individu reste fragile.

En prenant conscience des barrières qui nous éloignent encore de l’expression de l’étendue de notre potentiel, nous parviendrons petit à petit à nous en départir et à enfin vivre libérés des pressions qui pèsent sur nos épaules.

Il ne nous reste plus qu’à faire face à nos responsabilités et à nous autoriser le droit de nous accepter comme nous sommes vraiment !

Qu’en est-il pour vous ? La victimisation est-elle une disposition que vous adoptez souvent ? N’hésitez pas à venir partager votre point de vue !