Comment se remettre d'une rupture ?

Une rupture amoureuse est une petite mort très douloureuse à vivre. Mais on peut en guérir à condition de suivre les étapes de ce deuil pour s'ouvrir à nouveau à la vie et à l'amour. Conseils et témoignages.

 
"Notre coeur se brise. Nos efforts, qu'ils soient sains ou non, ont échoué. Nous sommes rabaissés, rejetés après avoir donné le meilleur de nous-mêmes. La personne que nous aimons le plus au monde nous refuse son amour ; c'est un drame". 

Ainsi Marcel Bernier et Marie-Hélène Sicard décrivent-ils le choc de la séparation dans un livre récent "La rupture amoureuse" (éd. Eyrolles, 2017). Il faut dire que ces deux psychologues cliniciens ont souvent aidé des blessés de l'amour à soigner leur plaie. 

Ils confirment en tout cas l'intensité des émotions que l'on peut ressentir : larmes, tristesse, colère, incompréhension, soulagement, regret, révolte, jalousie, abattement... Dans les heures, les jours qui suivent une rupture, nos coeurs passent par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. 
Que faire, que dire, comment revivre demandent les plus jeunes qui voient pour la première s'éteindre une histoire d'amour ?
 

Laisser couler ses larmes, reconnaïtre sa peine

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La première étape est toute naturelle : il est bon de laisser jaillir ses larmes, de ne pas garder en soi ce flot tumultueux, de mettre des mots sur sa souffrance et de la reconnaître

Souvent, expliquent Marcel Bernier et Marie-Hélène Sicard dans leur livre, on peut être tenté de nier la douleur pour se protéger. De fuir dans le travail, l'alcool, la drogue. Mais la douleur rejaillira quand même et vous risquez de vous faire encore plus mal. 

Il est vrai que la souffrance n'est pas très tendance. Souvent, votre entourage aussi s'évertue à nier votre chagrin à coup de paroles maladroites : "Ne te mets pas dans des états pareils, il n'en valait pas la peine", "Sors, change-toi les idées"... 
Et pourtant : "Au coeur de la peine d'amour, la reconnaissance de la douleur est un passage essentiel pour arriver à faire son deuil", expliquent les psychologues. Les larmes sont salvatrices, alors pleurez et n'ayez pas peur de dire et d'exprimer votre chagrin !
 

Exprimez toute vos émotions, confiez-vous


En même temps, ne vous enfermez pas dans votre tour d'ivoire. Vous exprimerez d'autant mieux vos émotions que vous pourrez les partager à quelqu'un
Tâchez de trouver une oreille amicale et discrète ou sinon, rejoignez un forum de discussion, ou appelez un fil d'écoute anonyme comme par exemple SOS Amitié... On le sait moins mais les conseiller(e)s conjugaux et familiaux peuvent aussi recevoir des jeunes et des célibataires. Si vous êtes très mal et que cela dure, n'hésitez pas non plus à consulter un psychologue... 

Le fait de parler à quelqu'un permet peu à peu de s'apaiser. La tristesse est toujours là, mais elle est moins vive et risque moins de vous étouffer. 
 

Stop aux souvenirs qui repassent en boucle !

Parler à quelqu'un aide aussi à ne pas ressasser indéfiniment les mêmes questions : "je ne savais pas la raison pour laquelle il me quittait, il ne me reprochait rien, je me posais tellement de questions mais pas de réponses". 

Pour ne pas vous repasser en boucle ces mêmes questions, pour échapper à la torture des souvenirs, essayez de changer un peu vos habitudes : si vous le pouvez, éliminez les objets qui vous font penser à votre ex, ne revenez pas dans les lieux où vous avez vécu des choses ensemble, changez de loisir, de lieu de détente, de décor, de groupe d'amis...
 

 

Point de vigilance 

Cependant, évitez de prendre des décisions trop importantes et de faire des choix irrémédiables tant que vous êtes sous le coup des émotions. Ce n'est pas dans la tempête que l'on peut faire le point tranquillement. 

Ne changez pas de job, de filière d'études, ne partez pas en voyage à l'autre bout du monde de façon impulsive, mais poursuivez le cours de votre vie et laissez s'apaiser peu à peu le tumulte de votre coeur. Vous pourrez ensuite vous ouvrir à de nouveaux chemins.
 

C'est fini : ne cherchez plus à reconquérir votre ex...

Comment se remettre d'une rupture ?
L'une des premières étapes de la guérison est donc d'admettre la rupture... et par conséquent de renoncer à recoller les morceaux de la relation. La nostalgie des bons moments vécus ensemble mêlée à l'espoir de le ou de la reconquérir vous garde dans le trouble. Vous regardez sans cesse en arrière, ce qui ne vous aide pas avancer. Si vous avez été quitté(e), il faut aussi accepter ce grand sentiment de perte de contrôle, voire d'injustice que vous ressentez. 

"Le réalisme est la première étape à franchir, explique Isabelle Nicolas, conseillère conjugale. C'est dans cette phase que l'on fait son deuil du couple que l'on a formé. Il faut y renoncer, accepter de changer de statut pour revenir au concret, à la réalité". 

Acceptez donc de vous retrouver seul(e), encore célibataire et sans amoureux(se). C'est bien sûr un peu dur mais cela vous redonne aussi une liberté qu'il faut savoir goûter. Parfois d'ailleurs, c'est le manque de liberté qui a provoqué la rupture : "Elle m'étouffait, je n'étais pas mûr pour une vie de couple, je voulais profiter de ma vie d'étudiant célibataire", reconnaît Johann. 

Et d'ailleurs, votre couple, votre chéri(e) était-il si extraordinaire ? Le retour au réel est aussi l'occasion de prendre du recul. Ne l'avez-vous pas un peu idéalisé ? "Beaucoup de jeunes pensent qu'il(elle) était romantique, amoureux(se) mais sans aucune véritable preuve de leur partenaire, les mots n'ayant jamais été dits ouvertement", explique Isabelle Nicolas. C'est le moment de porter un regard plus objectif sur celui que vous avez aimé et la relation que vous avez eue. Vous arriverez ainsi plus facilement à vous dire que c'est bien fini.
 

Apprendre à mieux se connaître, gagner en maturité affective

La rupture est une blessure affective qui peut parfois réveiller chez certains des blessures d'enfance et des craintes anciennes. 

"Les personnes qui ont souffert (dans leur enfance) du sentiment d'abandon sont les plus affectées par les ruptures", expliquent Marcel Bernier et Marie-Hélène Simard. Ceux qui ont été moqués ou humiliés et manquent de confiance en eux peuvent aussi se sentir très dévalués par la rupture ou l'abandon. 

Si les séparations se répètent et que vous souffrez beaucoup, c'est l'occasion de réfléchir à vos fragilités, peut-être avec l'aide d'un psychologue. Au passage, certains comprennent aussi mieux leur responsabilité dans la rupture. Vous pouvez alors tirer du positif de votre expérience amoureuse "ratée" : apprendre à mieux vous connaître, comprendre ce que vous attendez de l'amour, ce qui fonctionne et ce qu'il vous faut changer. 

Au final, vous pouvez en sortir plus mûr(e) et mieux armé pour réussir une autre histoire d'amour !
 

Rédécouvrir les joies de l'amitié


Puis vient le temps de cicatriser, de s'ouvrir à nouveau à la vie. On peut ainsi redécouvrir les joies de l'amitié : prendre du temps pour soi, pour ses amis. Damien, 20 ans, confie "que c'est le meilleur moyen de passer à autre chose. Je sors avec mes copains, on se fait des virées entre mecs dans des bars ou des restaurants, parfois il nous arrive même de faire du sport". 

"Il est important d'être entouré, confirme Isabelle Nicolas. C'est un processus qui permet de se rendre compte que l'on peut encore s'amuser. Cela permet de retrouver une motivation parfois perdue". 

Mais les amis ne permettent pas seulement de s'amuser ou de se distraire. L'amitié, si elle est authentique et profonde, est aussi un vrai lieu de relation, de confiance, de complicité, d'échange et d'affection. Avoir des projets (voyage, action) avec de vrais amis vous permet ainsi de vous reconstruire prudemment, avant de vous relancer dans une nouvelle relation amoureuse. En amitié, vous réapprenez à donner et à recevoir, à discuter, à vous confier, à accepter les autres comme ils sont et même, à être fidèle.
 

Repartir de l'avant pour retrouver confiance en soi

Comment se remettre d'une rupture ?
"Une autre étape essentielle, explique Isabelle Nicolas, est de retrouver l'estime de soi. Fixez-vous un objectif nouveau à atteindre. Cela peut concerner vos études comme un sport. Une activité qui vous prouve que vous pouvez très facilement réussir sans elle (lui)". 

Et pourquoi ce challenge ? Tout simplement parce que la blessure affective peut avoir atteint l'image que vous avez de vous-même et votre capital confiance. "Je suis nulle", "je ne suis pas assez bien pour être aimé", "je n'arriverai jamais à intéresser quelqu'un", etc. 

Pour chasser ces idées noires, plutôt que de vous jeter dans les bras du ou de la première venue, trouvez une activité qui vous aide à aller de l'avant, et qui montre que vous regorgez de qualités encore inexploitées. Caroline, 21 ans, a tout changé de son mode de vie : "J'ai eu une rupture assez difficile avec un garçon avec lequel je suis restée un an. Lorsque ça c'est terminé, je me suis rendu compte que ma vie actuelle ne me plaisait pas. J'ai quitté la fac et j'ai travaillé les concours pour intégrer Science Po. J'étais super fière de moi lorsque j'ai vu que j'étais prise. Je n'ai aucun regret". 

"Elle a coupé les ponts du jour au lendemain et ne m'avait plus donné de nouvelles depuis 4 mois, témoigne Philippe. Pendant tout ce temps j'espérais recevoir une réponse... et puis finalement, je me suis rendu compte que ça me faisait beaucoup plus de bien de ne plus rien savoir d'elle. ça m'a permis d'avancer, je me suis impliqué dans mon boulot, dans d'autres activités (sport, guitare, sortie) et j'ai même repris un peu mes études de maths"...
 

 

Les erreurs à éviter 

Se recaser à tout prix : une "relation Kleenex" ne vous apportera rien d'autre qu'une baisse de l'estime de vous-même. Au contraire, "apprenez à vous respecter et à vous faire respecter", dit Isabelle Nicolas. Profitez de ce temps de "célibat" pour réfléchir à ce que vous attendez de l'amour et de la vie. 

Idéaliser la personne qui vous a quitté, en pensant qu'en continuant à l'aimer, elle reviendra vers nous. Chose qui, dans la plupart des cas, ne marche pas et qui fait encore plus souffrir. 

Vouloir se venger. Généralement cela nous retombe sur le bout du nez, car la vengeance nous garde tourné vers le passé, ce qui avive la blessure au lieu de la guérir. 

Essayez de la (le) rendre jaloux. Si la personne vous a quitté, ça n'a aucune efficacité. Et là encore, cela vous empêche de tourner la page et d'aller de l'avant. Vous savez à présent ce qu'il vous reste à faire pour vous sortir de ce passage douloureux. (Lisez Pourquoi est-on jaloux ? ) 

 
 

Un amour sans rupture, c'est possible ?

La rupture guérie, vous êtes prêt pour une nouvelle aventure. C'est alors peut-être le moment d'analyser le chemin parcouru et de tirer parti des erreurs passées. Le moment surtout de réfléchir à votre projet de vie. 

"Pour bâtir un couple durable, le sentiment amoureux, même très fort, ne peut suffire, explique Isabelle Nicolas. Il faut bâtir un projet en commun et s'engager ensemble à le réaliser"... 

Alors, que voulez-vous vivre ? Et que ne voulez-vous plus revivre ? Si vous le savez, alors votre rupture pourrait bien vous avoir appris à mieux vous connaître. Un grand pas pour bâtir un projet de couple qui dure. 

 

Couple : peut-on changer l'autre ?

D’où vient cette croyance que l'on ne peut pas changer l'autre ? Sans doute de la mise en garde nécessaire des thérapeutes contre une volonté de plier notre partenaire à nos désirs… Mais entre glisser vers le contrôle de l’autre et contribuer à son évolution, il existe une marge de manoeuvre à explorer.

Bernadette Costa-Prades

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Nous l’aimons, c’est entendu ; en dépit du fait qu’il soit peu sociable, qu’il ne veuille pas d’enfants ou qu’elle soit dépensière. Nous nous faisons fort, nos sentiments aidant, de le transformer. « Avec moi, tu verras, il changera », entendons-nous parfois dans la bouche d’une amie amoureuse. Halte-là ! réagissent immédiatement les thérapeutes de couple. S’engager en amour avec la volonté de changer l’autre est casse-cou. En effet, il est toujours intéressant de se demander pourquoi nous manifestons ce désir-là. Trop souvent, cette volonté a plus à voir avec notre propre histoire qu’avec la sienne… Passé les émois des débuts, nous « découvrons » qu’il est égoïste, comme notre père, qu’elle est surprotectrice, comme notre mère. Comment croire que nous ne l’avons pas senti avant, voire que nous n’avons pas choisi notre conjoint pour cette raison ? « Nous sommes à double face, explique la psychanalyste Catherine Bensaid. Une face consciente, qui désire ouvertement certaines choses, et une face cachée, inconsciente, qui résiste parce qu’elle trouve dans la situation une jouissance névrotique. Prenez l’exemple d’une femme qui rêve de vivre avec un prince et ne rencontre que des hommes qui la maltraitent, comme son propre père le faisait. Elle n’a de cesse de vouloir les changer, mais s’ils s’avisent de devenir princes, ils ne conviennent plus à sa face inconsciente, souvent la plus forte. Et ça casse. » Sauf à travailler sur elle-même, ce qui l’amènerait à comprendre son mécanisme inconscient et à se changer, elle.

Une paresse relationnelle

Se positionner en démiurge de celui ou celle que l’on aime – « Par la grâce de mon amour, je vais te transformer » – revient à lui dire : « Au fond, je n’aime pas ce que tu es. » Demander à un pudique de se laisser aller, reprocher à une extravertie d’en faire trop peut être très violent. Tout comme l’éloigner de ses vraies aspirations parce qu’elles ne correspondent pas aux nôtres. « C’est injuste mais fréquent, malheureusement : l’un demande à l’autre de changer, mais en le coupant de ses forces de vie, ce dernier devient fade et tout le monde est perdant », prévient le psychiatre Christophe Fauré. Pour autant, refuser de s’accorder le désir ou le pouvoir de changer l’autre, c’est, selon le psychiatre, « faire preuve d’une extraordinaire paresse relationnelle. Penser l’autre comme un être immuable – même si nous nous en plaignons – nous rassure et nous dédouane d’avoir à changer nous-même ». D’autant qu’il n’est pas anodin d’aller débusquer les avantages secondaires que nous obtenons à ce que l’autre ne bouge pas. Ainsi d’une femme qui se plaint régulièrement que son conjoint ne s’investit pas assez dans la sphère domestique et qui décourage systématiquement toute tentative de sa part (« Laisse, je vais le faire, ça ira plus vite », dit-elle sur un ton agacé). « S’il changeait, elle serait doublement perdante, puisqu’elle perdrait d’une part sa toute-puissance domestique sur la maison et les enfants et, d’autre part, ne pourrait plus le culpabiliser sur ses absences, ce qui le met en dette vis-à-vis d’elle », décrypte Christophe Fauré.

 

Vouloir changer l’autre ne peut pas reposer sur une volonté d’acquérir plus de confort pour nous-même, mais doit naître du désir de le soulager lui. Il souffre d’une situation familiale toxique ? C’est pour son bien qu’il peut être utile d’inviter au changement, petit à petit, sans intrusion. « Il est essentiel de pointer ce qui se répète, en s’en tenant aux faits concrets, met en garde le psychiatre et psychothérapeute Jacques-Antoine Malarewicz, auteur de Repenser le couple (LGF, “Le Livre de poche”, 2002). Car il n’est pas question de se positionner en thérapeute, ni d’asséner des interprétations psychanalytiques. C’est une façon de déséquilibrer le couple en prenant le pouvoir sur l’autre. » Pour qu’une évolution survienne, il s’agit de lui faire de la place, d’accepter son éventualité. Or, nous avons tendance à enfermer l’autre dans l’image que nous nous faisons de lui. Comment le laisser évoluer alors que nous ne cessons de lui asséner : « Je te connais, tu ne changeras jamais » ? « Je vois dans cette position un grand manque de respect pour l’autre. C’est une façon de lui dire qu’il ne peut créer aucune surprise », remarque Jacques Antoine Malarewicz. Dans sa pratique de thérapeute de couple, il propose souvent à ceux qui viennent le consulter de passer une semaine à se regarder comme s’ils ne se connaissaient pas, laissant de côté tous leurs griefs et leurs a priori. Une approche qui permet de laver son regard et de régénérer les possibilités de changement.

 

Le maître mot de tout cela ? La bienveillance, selon Christophe Fauré, cette qualité qui nous pousse à vouloir d’abord le bonheur de l’autre : « La générosité doit être au coeur de cette volonté d’accompagner le changement de notre partenaire. » Pour peu que nous nous gardions d’être tyrannique ou intrusif, pourquoi ne pas faire confiance à notre amour pour que, lentement, par capillarité, il infuse une transformation, chez l’autre comme chez nous ?

 

Quand c’est vital

A DÉCOUVRIR

A lire

Qui aime quand je t’aime ? de Catherine Bensaid et Jean-Yves Leloup Une écriture à quatre mains pour une réflexion sur le couple à la fois psychanalytique et philosophique (Pocket, 2007). Ensemble mais seuls de Christophe Fauré. La solitude au sein du couple est une réalité, pas une fatalité. Tout en rappelant sa nécessité, l’auteur, psychiatre, propose des pistes pour l’accepter sans pour autant nuire au couple (Albin Michel, 2009).

Au-delà des petits ou grands agacements du quotidien, que faire si nous sentons l’autre en danger, parce qu’il s’est mis à boire ou s’enfonce dans la dépression ? « Sans se prendre pour le sauveur – car seul un thérapeute pourra l’aider –, le partenaire ne peut pas se taire, au risque de se rendre complice de la dérive de l’autre, prévient la psychanalyste Catherine Bensaid. C’est une situation délicate qui demande une certaine fermeté (“Je souhaite réellement que tu consultes, tu vas vraiment trop mal”), et une attention à sa détresse. Les écueils ? Prendre en charge la souffrance de l’autre : le couple n’a pas pour vocation de soigner toutes les fragilités, il faut l’admettre avec humilité. Se garder aussi d’être dans la menace (“Si tu ne fais rien, je te quitte”). Si nous lui faisons part d’une sincère inquiétude, avec amour et compassion, il sera plus enclin à entendre notre demande, donc à changer. »

 

« Nous sommes sans cesse dans le compromis »

Nicolas, 37 ans, designer 
« Nous sommes deux opposés : je m’habille “minot” et coloré, elle est féminine et sobre. Je désire créer, sortir des règles, prendre des risques. Il lui faut sa stabilité. Je suis la tête dans les étoiles, elle est sur terre. Je ne comprends rien à son boulot, elle reste sceptique sur mes trouvailles artistiques. On est rarement en phase ! Au début, je n’acceptais pas cette différence. D’autant que j’avais l’impression de sacrifier ma créativité. J’essayais en permanence de la convaincre, je voulais la transformer. Aujourd’hui, nous sommes sans cesse dans le compromis. Notre maison en est l’exemple. Je souhaitais des murs colorés, des tableaux pop art et une forêt dans le jardin. Au final, faute d’accord, la plupart des murs sont blancs et le jardin est nu, même si j’ai réussi à y intégrer un bassin. Mais c’est moi qui ai créé une partie du mobilier et de la déco, dont elle est maintenant très fière ! Nous nous sommes naturellement attribué des rôles : à elle, la gestion du quotidien et les comptes de la famille. À moi, le bricolage, l’organisation des soirées et les rêves de voyages à travers le monde. Notre couple ne tombe jamais dans la routine. Nous sommes les rares de notre bande à être encore ensemble vingt ans après. Je l’épuiserai jusqu’au dernier jour ! Je me suis rendu compte que ma vision n’était pas unique et que notre différence était complémentaire. Elle fait notre force, elle me fait grandir. Je m’enrichis de ses univers. »

« Nous ne fonctionnons pas de la même façon »

Violaine, 38 ans, comptable
« On s’est connus à l’Opéra de Marseille pour un job d’été. Il était drôle, fêtard et… mon opposé. Il avait raté pour la troisième fois son bac. Il commençait un boulot de mécano, moi, une prépa Sup de co. Nos différences de départ ne se sont pas atténuées. Hormis les valeurs d’éducation, nous ne sommes d’accord sur rien. Je suis dans la réalité, lui dans l’imaginaire. J’incite nos enfants à être sérieux à l’école. Il les incite à la créativité. Il adore observer les étoiles, ça m’ennuie ! Il rêve de vivre de son design, il me faut une stabilité professionnelle. Au début, cette relation me pesait. J’étais persuadée que je parviendrais à le changer. Nos disputes étaient fréquentes, mais ne duraient jamais, car ni l’un ni l’autre ne sommes rancuniers, et nous communiquons beaucoup… Avec le temps, j’ai compris que ce n’était pas de l’immaturité ou de la mauvaise volonté. Nous ne fonctionnons simplement pas de la même façon. On a fini par trouver notre équilibre. J’ai tendance à lui laisser organiser les loisirs, il me fait confiance sur la gestion du quotidien. Avec nos trois enfants, chacun est obligé de se prendre en main. Il est moins bordélique ; moi, moins maniaque. Nous déteignons l’un sur l’autre. Ses traits de caractère, que je prenais pour des défauts, m’enrichissent. De nature compliquée, j’ai pris conscience avec lui qu’une certaine simplicité était source de plaisir. Je suis cool et davantage ouverte à l’inconnu. » 
Propos recueillis par Marie Le Marois


 

 

Quelle quantité de la vie humaine est perdue à attendre ? – Ralph Waldo Emerson

Note : cet article est une traduction de l’article How to Wait Less de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

See original imageOn passe tellement de temps dans notre vie à attendre.

Nous faisons la queue, nous attendons la personne parfaite, nous sommes impatients que nos rêves se réalisent, nous avons hâte d’être le jour où nous aurons un plus beau corps et une meilleure vie, nous cherchons des moyens de réaliser nos objectifs un jour prochain.

Nous attendons. Cette meilleure vie arrive, et nous y arriverons bientôt.

Et si nous arrêtions d’attendre, si nous cessions d’essayer de réaliser nos rêves et nos objectifs, si nous cessions d’espérer et d’anticiper ? Et si cette meilleure vie était déjà là, et que le seul moyen de la vivre était de cesser de regarder vers l’avant et de prendre conscience de ce que nous avons déjà ?

Si vous attendez que les bonnes choses arrivent – ou que vous essayez activement de faire que quelque chose de bien se réalise – faites une pause. Regardez là où vous en êtes maintenant, dans la vie et physiquement, en ce moment. Où êtes-vous ? Est-ce déjà super ? Si c’est le cas, pourquoi êtes-vous impatient  concernant l’avenir, alors que vous en êtes déjà là ?

Et si nous ne pensons pas que là où nous sommes est déjà super, peut-être que nous ne sommes pas assez attentifs.

Les files d’attente et le trafic

J’ai récemment dû conduire un camion de déménagement pendant six heures, et je me suis surpris à penser : « J’ai vraiment hâte d’être arrivé ! » Bien sûr, quand j’ai noté avoir eu cette pensée, je me suis souvenu : « Tu es déjà arrivé. »

L’endroit où j’étais – seul, dans un camion, sur l’autoroute, en plein milieu d’une magnifique région – était vraiment super. Peut-être que mes jambes étaient fatiguées, mais c’était une opportunité de sentir mes jambes, alors que nous sommes tellement à oublier qu’elles sont là quand nous sommes assis toute la journée. C’était une chance de me souvenir que je suis en vie, ce que nous tenons tous pour acquis. Nous participons quotidiennement au miracle de la vie, et pour nous ce n’est pas seulement routinier et fade, nous trouvons aussi que cela craint.

Mes jambes étaient fatiguées, donc je me suis arrêté à une aire de repos, je me suis étiré les jambes, je me suis allongé dans l’herbe, et j’ai regardé le ciel. Mes jambes fatiguées m’ont donné cette possibilité, donc les jambes fatiguées ne craignent pas, elles sont supers.

La prochaine fois que vous vous retrouvez à attendre dans le trafic ou une file d’attente, et  que vous pensez « J’ai vraiment hâte d’être arrivé ! »… souvenez-vous que vous êtes déjà dans un endroit super. Peut-être que c’est dans une voiture, seul, mais quel mal y a-t-il à être seul ? Ne pouvez-vous pas écouter de la musique, chanter une chanson que vous aimez, danser ? Ne pouvez-vous pas regarder le ciel au-dehors et réaliser les merveilles qui vous entourent ? Ne pouvez-vous pas vous parler et découvrir quelle super compagnie vous êtes ?

Si vous êtes dans une file d’attente, n’êtes-vous pas entourés par des êtres humains fascinants ? Quel super moment pour regarder, écouter, et apprendre.

La tragédie des objectifs

Nous fixons des objectifs, ces petits rêves de ce que sera le futur, et nous nous concentrons sur eux. Tous les jours, nous travaillons sur ces objectifs, nous faisons un pas de plus vers ce super futur. Quand l’objectif est atteint, wouaouh ! Et maintenant ? Objectif suivant. Et encore un autre. Ce genre de réflexion vers l’avant ne s’arrête pas quand vous atteignez l’objectif, et ne s’arrêtera pas tant que vous aurez encore un instant de vie, un futur à viser.

Mais en fait, cela peut s’arrêter. Maintenant. Cessez de viser cet objectif, et regardez où vous en êtes.

L’objectif peut paraître super : courir un marathon, terminer un projet, se désendetter, avoir de beaux abdos, gagner un million de dollars. Mais c’est un fantasme, et quand (si) ce fantasme se réalise, il ne sera pas comme vous l’imaginiez. Cela ressemblera à la vie normale, pas à une nouvelle vie incroyable différente de la vie que vous aviez. La vie ne sera pas meilleure, et ne le sera jamais, tant que vous n’arrêterez pas de penser à cette vie meilleure et réaliserez que la vie est déjà incroyable.

Cette vie, maintenant, est déjà parfaite ! Profitez-en, oubliez ces objectifs. Les atteindre ne sera pas mieux que la vie fantasmée qui est là, en ce moment.

On m’a demandé, « Qu’est-ce que je fais si je n’ai rien de ce que je veux ? » Eh bien, arrêtez d’espérer ces choses. Elles ne sont pas meilleures que ce que vous avez déjà, qui est un évènement incroyablement invraisemblable et qu’on appelle la vie.

La recherche de l’amour

Tant de gens attendent l’amour de leurs rêves, cette personne parfaite qui va les aimer, rendre leur vie parfaite.

Cette personne peut se montrer ou pas, mais la tragédie n’est pas que vous n’ayez pas ce Mr ou cette Mme Perfection… c’est que vous attendez le bonheur.

Vous n’avez pas besoin qu’une autre personne vous aime, vous complète, vous rend heureux(-se). Cette personne est déjà là, elle est déjà avec vous en ce moment. (Alerte spoiler : c’est vous.)

Vous êtes la meilleure des compagnies, la personne qui sera toujours là, l’amour inconditionnel que vous recherchez. Vous avez simplement besoin d’arrêter d’attendre ce Mr ou Mme Perfection, et de vous regarder. Faites vraiment attention à vous-même. Acceptez-vous. Aimez-vous, comme vous êtes, sans espérer être différent.

Cela pourrait demander quelques tests, mais faites ces tests dès maintenant. Vous pourriez trouver que vous êtes le grand amour de votre vie que vous avez toujours attendu.

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Trois choses à faire aujourd’hui

Comment arrêter d’attendre que les bonnes choses arrivent ? Trois choses que vous pouvez faire maintenant, aujourd’hui :

  1. Ralentissez. Se presser signifie que vous passez à côté de ce qui est juste à côté de vous.
  2. Faites attention. Regardez ce qui vous entoure en ce moment. Regardez-vous, et à quel point vous êtes super. Si cela n’a pas l’air super, regardez-y de plus près.
  3. Applaudissez (lien seule façon répondre à la vie).

Nous ne vivons jamais ; nous sommes toujours dans l’attente de la vie. – Voltaire


 

Cesser de se mentir à soi-même

AuthenticitéPar Mélina Hoffmann - Bscnews.fr/ Développer des relations saines, harmonieuses et épanouissantes au sein du couple, en famille, ou simplement avec soi-même, voilà ce à quoi chacun de nous aspire. Pour y parvenir, pas de recette miracle mais un chemin à emprunter nécessairement : celui de l'authenticité. « Chaque être est le terrain fertile de tous les possibles. » Un long et parfois tortueux voyage dans les profondeurs de l'être, à la rencontre de soi-même, de sa propre histoire, et qui implique d'identifier ses conflits non résolus ou refoulés de l'enfance, de se défaire des mensonges, non-dits, imprécisions et autres confusions qui entravent l'accès à la paix intérieure et nous emprisonnent dans des schémas douloureux que nous ne faisons que reproduire inlassablement. C'est une fois ce chemin vers soi parcouru qu'il devient alors possible de s'ouvrir authentiquement à l'autre, libérés des conditionnements, jugements et mécanismes de défense avec lesquels nous avons grandi et autour desquels nous nous sommes construits, émancipés des peurs inhérentes à nos blessures intérieures. Le couple - ou plus largement la famille - ne s'inscrit alors plus comme l'espace dans lequel nous pourrions plus ou moins consciemment panser nos blessures d'enfance mal cicatrisées, mais bel et bien comme un nouvel espace de partage et d'épanouissement.  « Les individus mobilisent une vaste énergie mentale à se mentir, à employer temps et énergie à se voiler la face, à montrer aux autres un portrait de soi savamment travaillé. Eviter à tout prix de faire ce pas vers soi, pour ne plus risquer le contact avec les souffrances intérieures. »
Quelle est donc la mécanique particulière de ces mensonges et des non-dits à soi, en couple et à l'enfant ? Quelles sont les attitudes et les comportements nouveaux à développer ? Quels sont les avantages de l'authenticité ? Comment l'accès à sa propre vérité peut-il mener au bonheur ? Qui suis-je "vraiment" ? Autant de questions qu'aborde Marc Pistorio, psychologue, médiateur et spécialiste en résolution de conflits. Cet ouvrage est le résultat de plus de 20 années d'expérience en psychothérapie. A travers des informations théoriques, pratiques, ainsi que des témoignages, il nous propose de nombreuses pistes de réflexion qui sont autant de voies d'accès au bonheur et à la sérénité. Cesser de se mentir à soi-même, apprendre à mettre des mots sur ses émotions, à communiquer dans le respect et le non-jugement, s'ouvrir à l'autre tout en préservant son, offrir à ses enfants la possibilité d'exprimer librement leurs émotions... : vaste mais passionnant - et ô combien enrichissant -programme !

« Vérité ou conséquences - Oser l'authenticité vers soi en couple et en famille»
Marc Pistorio
Les Editions de l'Homme

Les Addictions ( Potentiel Infini)

D’une manière ou d’une autre, nous sommes tous concernés par les addictions, et pas seulement les fans de drogue ou d'alcool. D’où viennent donc les addictions ? Quelle est leur base psychologique et comment s’en libérer ?

Image result for image de l'addictionPour écrire cet article je me suis inspirée de Gabor Mate, médecin canadien, qui a parlé d’addictions sur TEDxRio.

Gabor Mate travaillait avec des centaines de personnes qui vivaient dans la dépendance de la drogue. Il voyait la souffrance de ceux qui détruisaient leurs corps et leurs vies.

Le médecin souligne que pour comprendre la dépendance nous devons arrêter de nous poser la question « qu’est-ce qui ne va pas avec la drogue ? » et commencer à nous demander « qu’est-ce qui est bien dans la drogue ? ». En d'autres termes, quel sont les avantages pour la personne qui vit dans la dépendance de la drogue ?

Une telle approche est très cohérente et nous ramène aux principes du coaching. Tous les comportements, même ceux jugés destructeurs dans leur apparence, et qui se manifestent dans notre vie de temps à autre, ont un but précis. Nous y puisons des bénéfices bien spécifiques. Dans le cas contraire, nous n’aurions pas ces attitudes et comportements. Il suffit de penser à toutes ces personnes qui vivent avec les maladies, et qui, souvent,  « extorquent » à leurs proches de l’attention, de la tendresse, leur présence…

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Quels sont les avantages d’une personne sous la dépendance de la drogue ? Entre autres :

  • l’absence de douleur,
  • un sentiment de paix profonde,
  • un sentiment de contrôle.

La question la plus importante est : pourquoi les personnes qui vivent dans la dépendance manquent-t-elles de ces éléments dans leur vie ? D'où vient la douleur qui les pousse à chercher le soulagement dans la drogue ?

Si une personne vit dans la souffrance, elle cherche à l'oublier. Elle ne veut pas se rappeler qui elle est vraiment. Elle désire s’échapper, être soulagée. Elle cherche une solution simple et rapide.

Aveuglée par sa douleur, il lui est impossible d’entrevoir de quelconques perspectives, et encore moins d’envisager, qu’à long terme, la drogue est la pire des solutions possibles à ses problèmes. La drogue lui apporte un soulagement rapide et puissant, mais cet effet positif est malheureusement de courte durée. Et cet effet est le principal facteur de la motivation de ses actions.

Gabor Mate dans sa conférence indique trois choses, desquelles les gens nourrissent la plus grande peur : la mort, le regard des autres et notre propre conscience.

Quelqu'un avec une faible estime de soi risque ne pas être satisfait de sa vie, et par conséquent, de ne pas s’accepter soi-même. À ce moment, se manifeste la peur d'être seul à seul avec son esprit et il préfère fuir plutôt que d’affronter cette peur.

Les personnes qui se sentent faibles cherchent une compensation et ont recours aux médicaments et aux drogues, tant la douleur existentielle est insupportable. La vérité est telle que chacun de nous est dépendant de quelque chose. Peu importe que la plupart de ces choses ne soit pas officiellement appelée « drogue » – la cause et le schéma de la dépendance sont exactement les mêmes.

Le médecin canadien nous raconte qu’il a vécu lui-même une dépendance. La dépendance au travail et à la musique. Il passait des heures au travail, achetait beaucoup et écoutait des CD de musique classique, au point d’en négliger sa vie et sa famille.

Sa définition de la dépendance est la suivante : l’addiction est tout comportement qui procure un soulagement/apaisement temporaire et un plaisir temporaire. Mais qui entraine à long terme des dommages et des conséquences négatives. Malgré ces conséquences, la personne concernée se trouve dans l’incapacité d'arrêter ces comportements.

Dans cette perspective, nous pouvons distinguer les addictions suivantes :
  • travail,
  • nourriture,
  • sexe,
  • jeux de hasard,
  • relations toxiques,
  • argent,
  • shopping,
  • TV, internet, jeux sur l’ordi.

Je t’invite maintenant à examiner si tu es accro à quelque chose ? Est-ce que tu cherches à fuir ta vie quotidienne et ses difficultés en t’investissant dans une activité spécifique ?

Souviens-toi qu'il n'y a rien de mal à utiliser les choses qui sont à notre disposition, en profiter ou s’investir dans une activité que tu aimes et quand tu en a envie.  Il faut juste se poser la question si tu les gardes sous ton contrôle ? Dans l'affirmatif, tout va bien. Toutefois, si tu le fais par habitude, pour te sentir soulagé ou pour te sentir quelqu’un d’autre, il y a un risque que ce comportement ne soit pas complètement sous ton contrôleEs-tu prêt à considérer ce comportement comme une addiction. ? Es-tu prêt à t’en libérer ?

J'aime beaucoup la métaphore bouddhique d’un esprit affamé, citée dans la conférence, d’ailleurs. C'est l’idée d’une bête (un esprit) avec un énorme ventre, vide en permanence, et une toute petite bouche. La bête se retrouve donc dans l’incapacité de se rassasier. Elle a besoin de toujours plus.Beaucoup d'entre nous vit exactement de la même manière.

En même temps, quand nous regardons quelqu’un sous influence de la drogue dans la rue, il nous est très facile de le juger – sans doute parce que nous voyons en lui un écho de nous-même, une image qui ne nous plaît pas. Nous rejetons d’office cette personne juste pour préserver notre estime, tout en oubliant que nous-mêmes, nous luttons avec des nombreuses addictions cachées.

À la fin, j'ai préparé un petit exercice qui pourrait aider à passer la première étape sur chemin de la libération de la dépendance. Bien sûr, il s'agit d'un processus approprié à l’addiction légèrecachée, pas celles de l’alcool ou de drogues dures.

1. Je t’invite à analyser tes éventuelles addictions. Quels sont tes comportements qui ne sont pas totalement sous ton contrôle ? Vers quoi fuis-tu lorsque tu passes une mauvaise journée ?

2. Examine d'où viennent ces addictions. Qu’est-ce qui manque dans ta vie au point que tu aies besoin, par exemple, de stimulants, de t'asseoir devant la télé, de jouer ou de faire des escapades shopping ? S’agit-t-il de paix de l'esprit, d’un sentiment de contrôle, d’amusement, d’oubli ?

3. Je t’invite à écrire des moyens pour enrichir ta vie avec des éléments que tu as découvert dans le point 2. Que ce soit des moyens constructifs, « sains », qui te procurent un effet positif et à long terme, pas seulement dans une perspective à court terme. Par exemple, comment tu peux retrouver la paix de l'esprit autrement qu'en restant devant la télé ?

4. Sur base de cette liste de moyens, tu peux planifier les premières actions, qui te guideront vers la libération des dépendances. Que puis-je faire à la place de jouer, à la place de faire du shopping ?; etc…

Je te souhaite une maîtrise consciente de toi-même et l'indépendance de toute sorte d’addictions. La liberté est une chose merveilleuse !